Lamine Zeine, premier ministre du Niger
Urgence sécuritaire. Ainsi se résume la raison pour laquelle le ministre béninois des mines n’a pas pu rencontrer le président nigérien, le Général Abdourahamane Tiani. En séjour à Niamey où il a pris part à une réunion du comité inter-État de pilotage du pipeline Niger-Bénin, les lundi 27 et mardi 28 mai 2024, Samou Adambi a été mandaté par le chef de l’État béninois pour remettre une lettre au chef de la junte au pouvoir. Selon Patrice Talon, ‘’le président Tiani n'a pas reçu le ministre Adambi’’ pour recevoir la lettre.
Lors d’une conférence de presse, le premier ministre nigérien, Lamine Zeine a fait savoir, samedi 1er juin 2024, que si le Général Abdourahamane Tiani n’a pas reçu le ministre béninois des mines, c’est pour des raisons d’urgence sécuritaire.‘’Si le jour là, le chef de l’État, le Général Tiani n’était pas disponible, c'est parce qu’avec toutes les équipes de sécurité, il était en train d’analyser la situation de l’attaque qu’il y a eu à Boni’’, a informé le chef du gouvernement nigérien.
Il précise avoir personnellement instruit son ministre de la santé pour réception du courrier. ''Le ministre de la santé, c’est un membre du gouvernement. Il est membre du CNSP. Il est colonel major et donc il est digne de recevoir un message destiné au président'', a fait constater Lamine Zeine.
Lors de sa sortie médiatique, le président béninois a indiqué que sa lettre envoyée à son homologue nigérien était une lettre d'apaisement et d'invite au rétablissement de la fraternité et de la libre circulation des personnes et des biens entre le Niger et le Bénin.
Concernant le comité inter-état, apprend Patrice Talon, ‘’le Bénin, par la voix de son ministre, le ministre Adambi, a réitéré la disponibilité de l'administration béninoise, notamment la douane, à collaborer avec la douane nigérienne en vue du chargement normal et régulier du pétrole nigérien au terminal de Sèmè, pour autant que les formalités douanières de transit soient possibles’’.
Selon le chef de l’État béninois, Samou Adambi a défendu le point de vue selon lequel les autorités nigériennes doivent annoncer officiellement, pour que le transit soit possible, ‘’que la fermeture de leurs frontières terrestres faite exception au pétrole’’ ou décider d’ouvrir leurs frontières.
Le premier ministre nigérien, Lamine Zeine relève un paradoxe entre la demande de Cotonou et le contenu de la lettre dévoilé par Patrice Talon. ‘’Quand le chef de l’État béninois dit que le contenu de son message était un message d’apaisement alors qu’il précise que c’est pour annoncer que tant que la frontière n’est pas ouverte, rien ne saurait se fait sachant pertinemment que la position de notre pays est le maintien de la frontière fermée pour raison de sécurité, on s’interroge sur ce que ça veut dire’’, a commenté le chef du gouvernement nigérien.
Il a assuré que “le Niger n’a aucune responsabilité dans ce qui arrive’’. “La responsabilité de notre pays, c’est l’observation stricte de tous les accords qui ont été signés’’, a souligné Lamine Zeine.
3 commentaires
3 commentaires
Assanatou ALASSANE
il y a 1 anPascal C. SESSOU
il y a 1 anAbdou Aziz koda
il y a 1 an