professeur Prudent Victor Topanou, député de l'Union progressiste le Renouveau (UP-R)
La déclaration de candidature pour l'élection présidentielle d’avril 2026 est prévue pour octobre 2025. À deux mois de cette échéance, il s’observe en apparence une sorte de désert d’ambitions présidentielles affichées publiquement au niveau des trois principaux partis représentés à l'assemblée nationale ( UPR, BR et Les Démocrates). Au sein de l'opinion, bon nombre de citoyens se font leur idée du successeur idéal de Patrice Talon, actuel locataire de la Marina qui est en train de finir son second mandat. Mais rien n'est encore clair à ce sujet.
Invité sur ESAE TV, dimanche 17 août 2025, Victor Topanou a souhaité que le prochain président du Bénin incarne un mariage des qualités des anciens chefs d’État. « La personne doit être une parfaite synthèse entre Soglo, Kérékou, Yayi et Talon », a suggéré l’enseignant-chercheur en sciences politiques.
À ses yeux, le prochain président du Bénin devra d’abord consolider les acquis du régime actuel. Il trouve « très important que le successeur de Patrice Talon chercher à «maintenir le cap».
« Je fais partie de ceux qui pensent que le président Talon a emmené le pays à un niveau qu’on n’a jamais atteint. Il ne faut pas qu’on redescende », a martelé l’universitaire et homme politique. Mais au-delà de la continuité, Victor Topanou attend aussi des progrès. Pour lui, le futur chef de l’État devra « faire mieux », ou au minimum se maintenir « au même niveau de réalisations » que Patrice Talon.
Pas que le futur président
La tâche ne reposera pas uniquement sur l’élu de 2026, prévient Topanou. La presse et la classe politique devront jouer leur rôle pour contraindre le futur président au maintien des acquis, a-t-il souhaité.
Interrogé sur un éventuel retour du populisme après le départ de Patrice Talon, le député UPR se montre confiant. Pour lui, les réformes engagées ont élevé durablement le seuil des attentes. « Aucun dirigeant ne pourra descendre en dessous de la barre placée par le président sortant », a-t-il estimé, citant comme acquis irréversibles la digitalisation des services publics, la lutte contre la corruption et l’efficacité de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Le climat politique actuel lui paraît d’ailleurs apaisé. La succession de Patrice Talon se « prépare de façon tellement sereine que ça ne fait aucun bruit », déclare Prudent Victor Topanou. Il relève que, depuis 1991, jamais à quelques mois d’une présidentielle, la scène politique n’a été aussi « plate et calme ». Un effet direct, selon lui, des réformes du système partisan initiées en 2019 et qui aboutissent, en 2026, à l’organisation des premières élections générales de l’histoire du Bénin.
Ces prochains scrutins débuteront le 11 janvier 2026 avec le couplage législatives-communales, prévu par l’article 153-1 de la Constitution. Ils se poursuivront en avril avec l’élection présidentielle.
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