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Révision de la Constitution au Bénin : Assan Seibou justifie la nouvelle proposition au Parlement

Révision de la Constitution au Bénin : Assan Seibou justifie la nouvelle proposition au Parlement

Le député Assan Seibou, président du groupe parlementaire Bloc républicain (BR) a justifié, ce vendredi 31 octobre 2025, la proposition de loi introduite au Parlement pour réviser la Constitution.

Le député Assan Seibou, président du groupe parlementaire Bloc républicain (BR) a justifié, ce vendredi 31 octobre 2025, la proposition de loi introduite au Parlement pour réviser la Constitution.

Assan Seibou, président du groupe parlementaire Bloc Républicain (BR).

Assan Seibou, président du groupe parlementaire Bloc Républicain (BR).

Pourquoi les députés Aké Natondé et Assan Séibou, respectivement présidents des groupes parlementaires de l’Union progressiste le Renouveau (UPR) et du Bloc républicain (BR), ont introduit une proposition de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990?

 

La création d'un Sénat sera la principale innovation de la nouvelle proposition de loi portant révision de la constitution. L'annonce de l'introduction de la proposition a été faite ce vendredi 31 octobre 2025 à l'ouverture de la deuxième session ordinaire de l'année.

 

Dans une réaction à plusieurs médias dont Banouto après la cérémonie d'ouverture de la session, le député Assan Séibou a expliqué que cette initiative s’inscrit dans la continuité logique des réformes politiques engagées depuis quelques années. « Nous avons introduit une requête qui vise à réviser notre Constitution de 1990, principalement pour créer le Sénat au Bénin. Cela fait partie des réformes que nous devrions opérer », a-t-il indiqué.

 

Pour le président du groupe parlementaire Bloc Républicain (BR) , la démarche n’est pas improvisée. Elle s’inscrit dans une vision de transition institutionnelle confiée à la 9ᵉ législature, dont le mandat exceptionnel de trois ans devrait, selon lui, permettre de poser les fondations d’une démocratie mieux structurée. 

 

« Certains ne comprennent pas qu’il s’agit d’une législature de transition, chargée d’asseoir tous les fondements nécessaires pour que notre pays fonctionne dans une démocratie harmonieuse », a souligné l’élu du Bloc républicain.

 

Assan Séibou estime que le Sénat viendra combler un vide institutionnel dans l’architecture démocratique béninoise. « Dans notre paysage, il manque le Sénat, qui doit jouer un certain nombre de rôles. C’est pour cela qu’on l’appelle la Haute Chambre », précise-t-il.

 

Le futur Sénat, selon ses explications, serait composé de membres de droit, notamment d’anciens présidents de la République et d’anciens responsables d’institutions , mais aussi de membres nommés, choisis pour leur expérience ou leur expertise. « Ce n’est pas une duplication de l’Assemblée nationale. Le Sénat aura une mission différente, complémentaire, et une fonction de relecture, de proposition et de veille institutionnelle », a-t-il fait savoir.

 

Conscient de la méfiance qu’inspire toute tentative de révision constitutionnelle dans l’opinion publique, Assan Séibou appelle à dépasser les préjugés. « Le peuple est souvent réticent lorsqu’il entend parler de révision de la Constitution. Mais dans tous les pays démocratiques, toucher à la Constitution se fait sur la base d’éléments qui le réclament », a-t-il déclaré.

 

Le député rappelle que plusieurs avancées récentes, notamment la participation accrue des femmes aux élections législatives et la création de la Cour des comptes, n’auraient pas été possibles sans une révision préalable de la loi fondamentale. 

 

« Il y a des choses, si vous voulez les faire, vous êtes obligé de toucher à la Constitution. Si on ne l’avait pas fait, nous n’aurions pas aujourd’hui la Cour des comptes ni la représentation féminine que nous avons voulue », a-t-il défendu.

 

Selon lui, cette nouvelle démarche ne cherche pas à bouleverser les équilibres du régime démocratique, mais à renforcer les institutions pour les rendre plus cohérentes et durables. « Nous voulons, avant la fin de notre mandat, asseoir les lois structurelles nécessaires. Ceux qui viendront après nous doivent trouver un cadre déjà stabilisé, qui ne leur fera pas perdre du temps », a insisté le parlementaire.

 

 « Si les députés décident d’étudier le texte, on va l’étudier. S’ils le rejettent, il n’y aura ni frustration ni remords. Dans la vie, il faut simplifier les choses », a-t-il conclu.

 

 

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