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Législatives 2026 au Bénin: le gouvernement tire les enseignements du scrutin

Législatives 2026 au Bénin: le gouvernement tire les enseignements du scrutin

Après les élections législatives du 11 janvier 2026, l’exécutif dresse un premier bilan. Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji évoque la participation, le climat apaisé et la recomposition des forces politiques.

Après les élections législatives du 11 janvier 2026, l’exécutif dresse un premier bilan. Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji évoque la participation, le climat apaisé et la recomposition des forces politiques.

Wilfried Léandre Houngbedji, porte-parole du gouvernement du Bénin

Wilfried Léandre Houngbedji, porte-parole du gouvernement du Bénin

Le ton est posé. Le constat se veut factuel. Après la présentation du compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 21 janvier 2026, Wilfried Léandre Houngbédji est revenu sur le déroulement des législatives et communales du dimanche 11 janvier. « Sur l’ensemble du territoire national, le processus électoral s’est déroulé dans la paix, dans la quiétude », déclare le porte-parole du gouvernement. Un climat qu’il qualifie de serein malgré une mobilisation jugée modérée.

 

La participation retient l’attention. « Avec un taux de participation qui s’établit autour de 40 %, c’est une participation modérée. On aurait aimé en avoir davantage », reconnaît-il devant la presse. Pour l’exécutif, la principale leçon de ce scrutin est politique. « La confiance manifeste que les électeurs ont témoignée aux forces politiques qui soutiennent l’action du gouvernement », souligne Wilfried Léandre Houngbédji. Il insiste sur la configuration issue des urnes.

 

« Les partis qui soutiennent le pouvoir, et notamment les deux gros partis à eux seuls, ont concentré pratiquement 80 % des suffrages », affirme-t-il. Selon les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle concernant les législatives, l’Union progressiste le renouveau (UPR) a obtenu 60 députés contre 49 pour le Bloc républicaine (BR). Ces deux partis de la mouvance se sont donc partagés les 109 sièges à pourvoir à l’Assemblée nationale.

 

Un résultat obtenu dans un cadre que le porte-parole présente comme ouvert. « Toutes les forces politiques, de la mouvance comme de l’opposition, qui étaient qualifiées pour prendre part au scrutin, ont pu participer librement, mobiliser leurs électeurs. »

 

Le porte-parole évoque ensuite la hiérarchie entre formations. Selon lui, le scrutin a permis de mettre chaque parti à sa place. Il a permis notamment de savoir « qui est la première force, qui est la deuxième force, qui est la troisième, qui a pu réunir les 20 % dans toutes les circonscriptions, qui a manqué les 20 % dans plus de la moitié des circonscriptions, c’est-à-dire 13 circonscriptions sur 24. » Selon lui, le verdict est clair. « Le peuple béninois, dans sa maturité, a définitivement tranché les débats et les querelles politiques pour indiquer à chacun sa place sur l’échiquier. »

 

Wilfried Houngbédji insiste sur le sens donné au vote. « Les slogans, les mantras qui sont récités pour se donner de la contenance n’ont pas fait l’effet attendu », estime-t-il. Il voit dans ce scrutin un mandat politique.

 

« Les populations donnent ainsi carte blanche aux forces qui soutiennent l’action du président de la République » pour « continuer à engager le pays dans cette voie de modernisation, de réforme aussi pertinente, structurelle », conclut-il. Il s’agit, selon lui, d’une caution donnée à ces deux partis afin de continuer à œuvrer pour « un mieux-être à chacun et à tous » et dans « l’espoir que cela s’amplifie sur les années à venir ».

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