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Omar el-Béchir : l’ex-président soudanais et 02 ex-collaborateurs bientôt remis à la CPI

Omar el-Béchir : l’ex-président soudanais et 02 ex-collaborateurs bientôt remis à la CPI

L’ex-président soudanais Omar el-Béchir et deux de ex-responsables de sont régime vont être remis à la Cour pénale internationale. L’annonce a été faite ce mercredi 11 août 2021 par la ministre soudanaise des affaires étrangères.

L’ex-président soudanais Omar el-Béchir et deux de ex-responsables de sont régime vont être remis à la Cour pénale internationale. L’annonce a été faite ce mercredi 11 août 2021 par la ministre soudanaise des affaires étrangères.

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Omar el-Béchir, ex-président soudanais

 

Omar el-Béchir et deux ex-responsables de son régime n’échapperont finalement pas à la CPI.  L’information de son éventuel transfèrement devant la juridiction internationale de la Haye a été rendue publique ce mercredi 11 août 2021. « Le Conseil des ministres a décidé de remettre les personnes recherchées à la Cour pénale internationale », a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Mariam al-Mahdi, rapportée par l’agence officielle Suna. C’est au cours d’une rencontre avec le nouveau procureur général de la Cour pénale internationale, Karim Khan, en visite à Khartoum.

En dehors de l’ex-président Omar el-Béchir, deux de ses ex-collaborateurs sont également concernés par la décision des actuelles autorités soudanaises. Il s’agit d’Ahmed Haroun, ancien gouverneur de l’État du Kordofan-Sud et Abdel Rahim Mohamed Hussein, ex-ministre de la défense. Omar el-Béchir ainsi  que ses deux proches sont en détention depuis la chute de leur régime.

L’ex-chef de l’État soudanais et ses deux collaborateurs sont recherchés par la justice internationale pour leur rôle dans la guerre du Darfour au début des années 2000. Cette guerre a fait plus de 300 000 morts et environ 2,5 millions de déplacés selon les chiffres des Nations Unies. Ils sont tous poursuivis par la CPI pour crime de guerre et crime contre l’humanité.

Au pouvoir depuis 1989, Omar el-Béchir a dirigé son pays d’une main de fer avant d’être renversé en 2019 par l’armée sous la pression de la rue. Une procédure a été même ouverte à son encontre par la justice soudanaise.