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Barkhane au Bénin : Nicéphore Soglo chuchote à l’oreille de Patrice Talon

Barkhane au Bénin : Nicéphore Soglo chuchote à l’oreille de Patrice Talon

Le chef de l’Etat béninois, Patrice Talon, a effectué une discrète visite à l’ex-président Nicephore Soglo. A l’occasion, le premier président de l’ère du renouveau démocratique a chuchoté à l’oreille de l’actuel locataire de la Marina.

Le chef de l’Etat béninois, Patrice Talon, a effectué une discrète visite à l’ex-président Nicephore Soglo. A l’occasion, le premier président de l’ère du renouveau démocratique a chuchoté à l’oreille de l’actuel locataire de la Marina.

Nicephore Soglo souffle des choses à l’oreille de Patrice Talon. Dimanche 13 février 2022, le président béninois s’est rendu au domicile du premier chef de l’Etat de l’ère du renouveau démocratique. Lors de cette discrète visite présidentielle au domicile des Soglo à Cotonou, la question de l’éventualité d’une installation de la base de la force française barkhane sur le sol béninois a été évoqué, selon le quotidien béninois, L’Evènement précis.

L’ancien président Nicéphore Soglo, rapporte le média, a fortement déconseillé à l’actuel locataire du palais de la Marina, Patrice Talon, d’accepter l’installation de la force française au Bénin. Nicéphore Soglo juge que la France n’est pas un allié idéal pour lutter efficacement contre le terrorisme. Car, à en croire l’ex-dirigeant béninois, la France n’a jamais gagné de guerre.  

L’éventualité d’une installation de la force militaire Barkhane au Bénin est évoquée depuis la décision de Paris, dans un contexte de bras de fer avec Bamako, de retirer ses troupes du Mali. Après un mini-sommet à laquelle le président béninois Patrice Talon a pris part aux côtés des pays formant le G5 Sahel, le Mali a demandé à la France de retirer sans délai la force militaire française Barkhane et la force militaire de l’Union européenne de son territoire.

Des attaques terroristes au nord du Bénin

La possibilité de l’arrivée de Barkhane au Bénin intervient également dans un contexte sécuritaire préoccupant au nord du pays. Depuis fin novembre 2021, plusieurs positions des forces armées béninoises ont été la cible d’attaques terroristes dans les zones frontalières avec le Burkina Faso. Les attaques ont causé des pertes en vie humaine et détruit des engins roulants de l’armée béninoise.

A ce jour, sept soldats des forces armées béninoises ont perdu la vie dans les attaques terroristes. On dénombre également parmi les victimes des attaques terroristes au Bénin, une demi-douzaine de gardes forestiers d’African Parks Network et leur instructeur français ainsi qu’un civil, agent de société sud-africaine qui gère les parcs nationaux de la Pendjari et W. Récemment, des hommages militaires ont été organisés en la mémoire des soldats tués dans les attaques terroristes.

Les forces armées béninoises, dans la riposte, ont aussi mis hors d’état de nuire des agresseurs. Pour l’instant, il n’y a pas de bilan exhaustif sur le nombre de terroristes tués. Le gouvernement, réuni en conseil des ministres extraordinaire jeudi 10 février 2022, a indiqué que sa stratégie de lutte contre le terrorisme se déploie et a donné des instructions pour son accélération.

Lancée au Mali depuis huit année, l’opération Barkhane est une opération conduite par les armées françaises. « Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso », indique le ministère français de la Défense sur son site. Après le retrait annoncé de la force militaire au Mali, le Niger est également cité pour accueillir la base de Barkhane.

1 commentaire

1 commentaire

Gilles GOHY
il y a 4 ans
C'est n'importe quoi, ça ! Comment avez-vous su le contenu du fameux chuchotement ?
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