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Convoi de Barkhane bloqué au Niger : conclusion de l’enquête sur la mort de 3 manifestants

Convoi de Barkhane bloqué au Niger : conclusion de l’enquête sur la mort de 3 manifestants

Les conclusions de l’enquête sur la mort de trois manifestants au Niger, lors du blocage d’un convoi de Barkhane en 2021 ont été rendues publiques mardi 17 mai 2022. Elles n’ont pas permis de déterminer les causes de la mort de 3 manifestants.  

Les conclusions de l’enquête sur la mort de trois manifestants au Niger, lors du blocage d’un convoi de Barkhane en 2021 ont été rendues publiques mardi 17 mai 2022. Elles n’ont pas permis de déterminer les causes de la mort de 3 manifestants.  

Quelles sont les causes du décès de trois manifestants lors du blocage du convoi de Barkhane au Niger en 2021 ? Cette question reste sans réponse, nonobstant l’enquête diligentée par la gendarmerie du Niger et l’armée française.

Le convoi militaire avait quitté Abidjan pour Gao au Mali. Il a été bloqué et caillassé par des manifestants à Kaya dans le centre du Burkina Faso. Après avoir repris sa route, le convoi a encore été interrompu par des manifestants à Téra, dans l'ouest du Niger. Ce qui a occasionné la mort de trois manifestants, dans des tirs imputés aux forces nigériennes ou françaises. Le président nigérien, Mohamed Bazoum, avait exigé, le 17 décembre 2021, qu’une enquête soit diligentée par les autorités françaises sur les heurts et a ordonné une du Niger.

Le média français indique qu’un communiqué a été publié mardi 17 mai 2022 par le ministère nigérien de l’Intérieur à propos. « L'exploitation des résultats de l'enquête de la gendarmerie du Niger et de l'armée française n'ayant pas permis de cerner le déroulement exact des événements qui ont provoqué la mort et les blessures des manifestants, le Niger et la France ont décidé d'assurer ensemble le dédommagement des familles des victimes ainsi que des blessés », souligne ledit communiqué. Les deux pays ont décidé de partager les frais de dédommagement à parts égales.  

D’après le communiqué, l'enquête conduite par la gendarmerie nigérienne « a mis en évidence de graves défaillances du dispositif de maintien de l'ordre prévu pour gérer cette situation » par le Niger. Ces failles « ont amené l'armée française à recourir à la force pour s'extraire de la pression des manifestants ». « L’enquête menée par l'armée française, quant à elle, tout en reconnaissant le recours par le convoi à la force pour s'extirper de la foule qui le menaçait, conclut que les faits se sont déroulés dans des conditions réglementaires au moyen de tirs de sommation », mentionne le document.

Le ministère précise dans son texte qu’en dehors des trois manifestants tués, 17 civils, sept gendarmes nigériens et sept militaires français, avaient été blessés. A l’époque, le président nigérien limogé le ministre de l'Intérieur, Alkache Alhada et le Haut commandant de la gendarmerie nationale, le général Salifou Wakasso.

La France et le Niger ont décidé de dédommager les victimes. Le média français Le Figario annonce que pour ce fait, les deux gouvernements vont se partager les frais.