Archives

Affaire CNHU : le procès renvoyé après 02 heures d'audience et une confession

Affaire CNHU : le procès renvoyé après 02 heures d'audience et une confession

Le procès des quatre personnes déposées en prison suite au décès de 4 patients au CNHU s'ouvre ce mardi 25 octobre au tribunal de Cotonou.

Le procès des quatre personnes déposées en prison suite au décès de 4 patients au CNHU s'ouvre ce mardi 25 octobre au tribunal de Cotonou.

Les personnes poursuivies suite au décès de quatre patients au CNHU devant les juges ce mardi 25 octobre.  Poursuivies pour "homicide involontaire" dans ce dossier, ils comparaissent devant le tribunal de première instance de Cotonou pour en répondre.

pub

Il s'agit des quatre personnes interpellées puis placées en garde-à-vue dès l'ouverture de l'enquête, par la brigade criminelle.

Le vendredi 14 octobre 2022, plus d'une dizaine de personnes avaient été auditionnées par le parquet de Cotonou. A l'issue des auditions, un mandat de dépôt a été délivré contre le chef de la division électricité du CNHU et l'un de ses collaborateurs et deux électriciens de la société en charge bon fonctionnement du générateur d'oxygène du service d'anesthésie réanimation de l'hôpital de référence. 

Au petit matin du vendredi 7 octobre 2022, quatre patients admis en situation de détresse à la clinique polyvalente d'anesthésie-réanimation du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM) de Cotonou ont perdu la vie suite à une coupure d'électricité qui aurait duré plusieurs minutes. Ces décès ont suscité une indignation dans l'opinion et sur les réseaux sociaux. Le Chef de l'Etat a saisi "personnellement" l'Autorité de régulation du secteur de la santé pour s'occuper du dossier.

Les quatre mis en cause rejettent les faits

A l'ouverture du procès au tribunal de Cotonou, le ministère public a fait savoir que le chef d'accusation pour lequel les mis en cause sont devant le juge est "négligence ayant entrainé la mort" de quatre personnes. Mais aucun des détenus dans le dossier ne se reconnait dans ces faits. A la barre, ils ont chacun rejeté les faits. 

Rupture d’oxygène 

Dans ce dossier, selon les premiers éléments d’information, les quatre patients sont décédés à la suite d’une coupure d’électricité. A la barre, le médecin de garde ce jour-là évoque une autre cause. Selon les dépositions du médecin de garde, c’est une rupture d’oxygène qui est à la base de la mort des quatre patients. Il a expliqué qu’il a été appelé vers 6h 38 minutes par son collègue qu’il l’informe de la rupture d’oxygène parce que l’unité centrale qui produit ce gaz pour le service de réanimation n’en produisait plus.

Brève suspension

L’audience a été suspendue par le tribunal peu avant 11 h suite à une coupure d’électricité. Mais la suspension n’a duré que quelques minutes. La fourniture de l’énergie ayant été rétablie rapidement, l’audience a repris et se poursuit. A la barre, le responsable de la société Palutech, prestataire du CNHU-HKM de Cotonou.   

La société Palutech rejette toute responsabilité

La société Palutech a livré un CNHU-HKM de Cotonou, un appareil qui produit de l’oxygène. A la barre, le directeur général de la société Palutech a rejeté toute responsabilité de l’entreprise dans le drame. Selon lui, la cause de la rupture dans la fourniture de l’oxygène est d’origine électrique. A en croire le patron de la société prestataire, un agent de l'hôpital aurait oublié d'appuyer le bouton pour réalimenter la zone où se trouve l'appareil.

Aveu d’un agent du CNHU

L'un des deux agents du CNHU en détention dans l’affaire a fait une confession au tribunal. Selon son récit, une première coupure d’électricité est intervenue à 13 heures. Pendant cette coupure, l’agent affirme avoir coupé certains contacts pour permettre la continuité de la fourniture d’énergie dans certains services. Le courant électrique a été rétabli une heure plus tard. Mais au rétablissement de la fourniture de l’énergie électrique, l’agent a reconnu avoir oublié de remettre le contact. A la question du juge de savoir pourquoi il a oublié, il répond : « C'est l'excès de travail. J'étais troublé ».

Renvoi du procès

Le tribunal, après plus de deux heures d’horloge, a suspendu l’audience et décidé de renvoyer le procès au 8 novembre 2022 pour continuation.

Rejet de la demande de liberté provisoire

A l’audience, les avocats de la défense ont formulé une demande de remise en liberté provisoire de leurs clients. Mais la demande a été rejetée par le ministère public. Les quatre mis en cause dans ce dossier resteront donc en détention jusqu’au 8 novembre prochain.

 

 

3 commentaires

3 commentaires

Luc koubèmèdou
il y a 3 ans
Tout ce que tu fais dans la vie te fais aussi en retour,et c'est la loi de la nature
Répondre
Houénagnon Hospice AMOUSSOU
il y a 3 ans
Donc il y a coupure là-bas aussi ! Tchoo! Mon Bénin.
Répondre
TOSSA
il y a 3 ans
Le vrai juge, c'est la nature
Répondre