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Soldats ivoiriens détenus au Mali : ce qu'en pense Michel Gohou

Soldats ivoiriens détenus au Mali : ce qu'en pense Michel Gohou

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, le célèbre comédien, Michel Gohou s’est prononcé sur le dossier de l’arrestation de militaires ivoiriens au Mali. 

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, le célèbre comédien, Michel Gohou s’est prononcé sur le dossier de l’arrestation de militaires ivoiriens au Mali. 

gohou-michel-mali-militaires-arrêtesLe comédien ivoirien Michel Gohou (Photo illustrative)

Gohou Michel reste optimiste quant à la libération des militaires ivoiriens détenus sur le sol malien depuis juillet 2022. Interrogé sur le sujet dans le magazine du mois de décembre de Jeune Afrique, l’acteur et célèbre comédien ivoirien estime que la Côte d’Ivoire et le Mali finiront par trouver une porte de sortie dans ce dossier. 

« Ce qui s'est passé est le fruit d'une incompréhension, on finira par s'entendre », a-t-il commenté.

Les 46 militaires détenus à Bamako sont arrêtés depuis le 10 juillet 2022 à l’aéroport de la capitale malienne. Ces soldats en provenance de Côte d’Ivoire sont accusés par les autorités maliennes de "tentative de coup d’Etat". Bamako qui les qualifie de "mercenaires", soutient qu’ils sont venus sur le sol malien dans le but de "briser la dynamique de la refondation et de la sécurisation du Mali" entammée par les autorités de la transition.

Malgré la médiation du Togo dans le dossier et l’appel à la libération immédiate de l’ONU et de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) le Mali est resté sur sa position. Début septembre, 03 femmes parmis les 49 ivoiriens arrêtés ont été libérées et rapatriées en Côte d'Ivoire, transitant par Lomé. Les 46 soldats restant sont toujours en détention. Avant de les libérer, Bamako veut une contrepartie. Une demande rejetée par Abidjan qui considère désormais ses militaires commes des "otages". Le président togolais poursuit sa médiation, mais la situation ne semble pas bouger. Pour Gohou Michel, les dirigeants des deux pays "finiront par revenir à de bons sentiments". 

« Les populations de nos deux pays sont entrelacées. Le Mali et la Côte d'Ivoire sont comme deux frères qui ont eu une prise de bec et se sont tournés le dos. Mais la famille reste la famille », a-t-il insisté.