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CRIET : un directeur d’école primaire condamné pour harcèlement sexuel sur son élève

CRIET : un directeur d’école primaire condamné pour harcèlement sexuel sur son élève

Au Bénin, un directeur d’une école primaire publique a été condamné par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) mercredi 19 avril 2023 pour harcèlement sexuel sur son apprenante.

Au Bénin, un directeur d’une école primaire publique a été condamné par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) mercredi 19 avril 2023 pour harcèlement sexuel sur son apprenante.

prison

 

Condamnation d’un directeur d’école primaire publique au Bénin. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a connu mercredi 19 avril 2023 d’un dossier relatif à des faits de « harcèlement sexuel entre un enseignant et son apprenante ». Dans ce dossier, un directeur d’école primaire publique dans le box des accusés.

Selon le récit des faits, le directeur d’école a abusé sexuellement de son élève à plusieurs reprises. La première fois, c’était dans le magasin de vivres de la direction de l’école. Ce jour-là, apprend-on, le directeur a sollicité son apprenante aux fins d’aller lui prendre des vivres dans le magasin. L’apprenante s’est exécutée. Il y a suivi l’apprenante. Après avoir fermé la porte du magasin, il a entretenu des relations sexuelles avec elle. « Depuis ce jour, il ne cesse de trouver des alibis pour soumettre son élève à de tels actes », a confié une source judiciaire.

L’élève, exaspérée, s’est confiée à une camarade après son échec à l’examen du Certificat d’études primaires. C’est la camarade qui a dénoncé les faits.

05 ans de prison et d’autres peines

Au terme des débats, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a tranché. La juridiction spéciale a condamné le directeur à cinq (05) ans de prison ferme. Outre la peine de prison, le directeur a été condamné à une amende d’un million (1 000 000) francs CFA.

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a aussi condamné le directeur à payer la somme d’un million (1 000 000) francs CFA à la victime représentée par son père à titre de dommages et intérêts pour toutes les causes de préjudices confondus.

La juridiction spéciale a, en outre, prononcé au préjudice du prévenu, l’interdiction de l’exercice des fonctions de directeur ou d’enseignant dans une école primaire pendant dix (10) ans.