Tribunal d'Abomey-Calavi
03 personnes jugées pour dénonciations calomnieuses et fausses publications au tribunal d’Abomey-Calavi. Jeudi 22 juin 2023, au cours de son audience de flagrant délit, la maison de justice a écouté et de présumés victime et mis en cause dans un dossier de dénonciations calomnieuses et fausses publications.
Le plaignant est un commissaire de police qui accuse les trois prévenus d’avoir fait de fausses déclarations sur sa personne.
Tout est parti de l’arrestation d’un présumé voleur de fils de rouleau électrique sur un chantier sur lequel travaillent les mis en cause. Après l’interpellation du présumé voleur, il a été gardé à vue, présenté au procureur de la République et placé sous convocation.
Une fois que le présumé voleur de fils de rouleau électrique a été mis en liberté provisoire, des commentaires ont circulé de la part des mis en cause faisant état de ce que le commissaire de police aurait reçu 200.000FCFA auprès du présumé voleur pour négocier et obtenir sa liberté auprès des autorités.
Parmi les trois accusés, c’est la femme qui a fait un élément audio qu’elle a balancé aux autres accusés pour dit-elle, les informer de ce que le présumé voleur lui a déclaré avoir payé la somme indiquée au commissaire de police pour recouvrer sa liberté.
A leur tour, les deux autres accusés ont balancé la note vocale à leur supérieur hiérarchique. De portables en portables, l’audio s’est retrouvé chez un proche du commissaire.
Après l’avoir écouté, le fonctionnaire de police a assigné les trois accusés en justice. Interpellés et placés sous mandat de dépôt après leur passage devant le procureur, les trois accusés ont comparu, jeudi 22 juin 2023 au tribunal d’Abomey-Calavi.
Au cours de leur comparution devant le juge, la femme a reconnu avoir fait un audio dans lequel elle dit informer ses collègues de ce que le présumé voleur arrêté lui a dit à propos de sa libération. Les deux autres accusés ont reconnu avoir envoyé la note vocale à leur supérieure hiérarchique pour le tenir informé.
Le présumé voleur de fils de rouleau s’explique
Au cours du procès, le présumé voleur de fils de rouleau interpellé et placé sous convocation a également comparu. Il déclare ne jamais avoir dit à la femme auteure de l’audio qu’il a payé 200.000FCFA auprès du commissaire en question pour recouvrer sa liberté après son interpellation par la police.
Il demande à la mise en cause d’apporter les preuves de ses allégations. La femme a expliqué au juge qu’elle a enregistré les propos du présumé voleur pendant qu’ils étaient en train de prendre un pot en compagnie de d’autres personnes mais qu’elle a manqué d’enregistrer la partie où le présumé voleur a parlé de 200.000FCFA. Ce que le concerné ne reconnait pas.
Renvoi
Le représentant du ministère public après avoir écouté les parties a demandé au tribunal de convoquer les autres personnes impliquées dans le dossier. Pour cela, le procureur a opté pour un report.
Les avocats des accusés se sont montrés favorables à ce report mais ont sollicité du tribunal une liberté provisoire pour leurs clients. Sur la question, le procureur a donné son accord mais a demandé que chaque prévenu consigne la somme de 100.000FCFA avant de recouvrer sa liberté.
Le juge a fixé la caution à payer à 50.000FCFA pour chacun des accusés et a renvoyé la cause au 03 août 2023 pour continuation.
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