La bénédiction des couples de même sexe autorisé le 18 décembre par le Papa François ne fait pas encore l’unanimité au sein de l’Eglise catholique sur les continents. En Afrique, l’heure est à la prudence. Selon l'archevêque de Cotonou, Monseigneur Roger Houngbédji à RFI, l’Afrique veut suivre le message reçu du SCEAM (Symposium des conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar).
Dans son message, le SCEAM exige que « la question soit davantage approfondie et examinée au niveau de chaque continent, avant de sortir une voix qui serait une voix commune de toute l'Église d'Afrique ». Il relève que « c'est une question qui est assez délicate, qui exige que nous puissions l'examiner de près, pour voir quelle position nous pouvons prendre ».
Sans porter un jugement sur la déclaration du souverain pontife, l'archevêque de Cotonou précise qu’il y a des inquiétudes par rapport à cette orientation. Ces inquiétudes « se fondent justement sur les Saintes Écritures, sur la doctrine de l'Église, sur les traditions que l'Église a toujours gardées depuis les origines, jusqu'à 'à ce jour, donc cela ne change pas ».
Monseigneur Roger Houngbédji rappelle que la position de l’Eglise catholique au Bénin ne change pas. Elle reste la même que celle exprimée dans la déclaration publiée le 14 décembre 2023 par la Conférence épiscopale du Bénin sur la question de l'homosexualité.
Dans sa déclaration en réaction à la polémique sur l'introduction de l'homosexualité dans le programme scolaire démentie par le gouvernement, la Conférence épiscopale du Bénin rejette d'emblée. "L'homosexualité est contraire à la volonté de Dieu dès la création du monde. L'Ancien Testament qualifie cette pratique « d'actes abominables » (cf. Ez 16, 50) et de « relations contre nature » (ef. Lv 18, 22) pour lesquels Dieu a détruit les villes de Sodome et de Gomorrhe (cf. Gn 19, 23-29). Il faut noter que tous les actes qui violent l'ordre de la nature se retournent contre le bien-être de l'homme." ont rappelé les évêques du Bénin.
0 commentaire
0 commentaire