Vue partielle des participants à l'atelier de formation
Les messages de haine ne devraient plus se propager au Bénin comme antan. Des acteurs de la société civile outillés pour identifier et déconstruction les discours de haine. Au nombre d’une soixantaine, ces acteurs composés de professionnels des médias, de bloggeurs, de leaders religieux, de responsables d’association de femmes et de jeunes, et des fonctionnaires de la police ont été formés à l’occasion d’un atelier à N’Dali.
Trois communications ont meublé l’atelier de formation. La première, intitulée ''Introduction aux discours de haine : facteurs, conséquences sur la société et nécessité de les circonscrire et les déconstruire", a été présentée par le Contrôleur général de police Louis Tokpanou. Les deux autres communications ont été présentées par l’expert Euloge Aïdasso. Ces deux communications ont été une occasion de partages d’expériences et de bonnes pratiques sur la sensibilisation contre les discours de haine et de travailler sur le type de citoyen pour une société à la fois apaisée et ouverte au débat démocratique.
Durant les quatre jours qu’a duré l’atelier, les participants ont travaillé, sous la supervision des experts formateurs, à cartographier les discours de haine rencontrés dans les communes de mise en œuvre du projet en ligne et hors ligne, à identifier leurs portes d’entrée et de formuler des messages alternatifs pour prévenir de manière efficace les conflits et l'extrémisme violent.
L’atelier de formation est organisé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le gouvernement béninois avec le soutien du Royaume de Danemark. Il s’inscrit dans le cadre du Projet Régional de Prévention et de Réponse à l'Extrémisme Violent dans le Corridor Atlantique mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le gouvernement du Bénin.
Ce projet prend en compte 11 communes de l'Atacora, de l'Alibori, du Borgou et de la Donga, quatre départements de la partie septentrionale du Bénin. Il s’agit notamment Gogounou, Toucountouna, Kouandé, Péhunco, Copargo, Bassila, N'dali, Tchaourou, Pèrèrè, Sinendé et Bembèrèkè. Cela ne signifie pas que ce sont dans ces seules communes que les discours de haine sont rencontrés, a souligné Dr Sakinatou Bello, coordinatrice nationale du projet au PNUD.
« Nous avons choisi 11 communes pour commencer et l'objectif c'est d'évoluer pour que ces messages alternatifs soient des messages qui seront portés au niveau national parce que la question de l'extrémisme violent ne concerne pas seulement une zone. Le travail qui doit être fait doit être un travail national porté par tout le peuple béninois », a expliqué l'universitaire.
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