Des peines de d’emprisonnement requises contre un banquier et son ancien ami de classe dans une affaire de 17 opérations bancaires frauduleuses. Dans ce dossier, sept prévenus sont poursuivis devant le juge de la CRIET. Mais seulement les deux amis ont été placés sous mandat de dépôt.
Selon l’accusation, le dirigeant d’ONG monte et propose des projets de financement à son ami banquier. Il use de fausses identités pour créer des comptes bancaires qui lui permettent de contracter des prêts avec l’institution financière. Dans ses manœuvres, l’opérateur économique se fait établir des chèques sans provision qu’il annule plus tard avec le soutien de l’agent de banque. Le prévenu, dirigeant d’ONG a également opéré sous couvert de plusieurs identités.
Contradiction devant le juge
Lors des débats, les deux amis ont nié leur collaboration. Le dirigeant d’ONG a affirmé que le banquier est son appui au niveau de la banque. Mais le banquier rejette les affirmations de son ami, soutenant qu’il n’est pas le seul intermédiaire de l’opérateur économique au sein de la structure financière. Il a reconnu avoir aidé son ancien ami de classe qui lui a fait part de la création d’une structure de collecte d’épargne.
Selon le ministère public, il s’est attribué 17 fausses identités pour commettre son forfait. Mais malheureusement pour lui. Le procureur a fait le constat que le dirigeant d’ONG a utilisé, à chaque fois, son même visage pour les 17 fausses identités. Le magistrat a fait comprendre que l’agent de banque est le facilitateur et l’œil de son ami à l’intérieur de l’institution financière.
Le substitut du procureur a affirmé que le banquier a aidé son ami dans 17 opérations bancaires frauduleuses. D’après la présentation des faits par le procureur, le banquier est impliqué dans les opérations. Les retours sur renseignements des GSM, assure le magistrat, montrent que le banquier est en contact régulier avec son ami dirigeant d’ONG.
Contre ses accusations, l’ex-agent de banque a nié avoir été régulièrement en contact avec son ami. Mais le procureur lui a opposé les extraits de leurs échanges. Il l’a désigné comme celui qui rédige les projets de financement et remet à son ami pour soumettre à la banque. Selon le magistrat, deux opérations de 147 millions et de 82 millions FCFA ont permis d’éveiller les soupçons. Le dirigeant d’ONG a tenté de faire annuler un chèque tiré et transféré le montant sur le compte d'une nouvelle société.
Peines de prison requises
Dans sa réquisition, le substitut procureur a demandé aux juges de condamner l’ancien banquier à sept ans de prison ferme et deux millions de FCFA d’amende pour vol et blanchiment de capitaux. Contre son ami dirigeant d’ONG, le ministère public a requis cinq ans de prison ferme et deux millions de FCFA d’amende pour complicité de vol et blanchiment de capitaux. Il a demandé à la Cour de contraindre les deux prévenus à payer la somme de 359 400 000 de FCFA au titre des préjudices causés à la banque.
Les cinq personnes poursuivies sans mandat de dépôt pourraient bénéficier d’une relaxe. Parmi elles, une ex-employée de la banque qui, selon les réquisitions du procureur, est intervenu dans 5 des 17 opérations bancaires incriminées. A son encontre, le ministère public a requis la relaxe au bénéfice du doute des faits de complicité de vol et blanchiment de capitaux.
Les avocats du banquier ont plaidé la relaxe de leur client. Le dirigeant d’ONG n’a pas sollicité d’avocats pour sa défense. Le délibéré de la Cour est renvoyé au 5 février 2024.
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Romaric
il y a 2 ans