Abdoulaye Bio Tchané et Adidjatou Mathys, lors de la première session ordinaire
Note d’insatisfaction pour les travailleurs à l’issue du premier round des négociation gouvernement centrales syndicales. Comme annoncé par Banouto, des membres du gouvernement ayant à leur tête le ministre d’Etat chargé du Plan et de la coordination de l’action gouvernementale, Abdoulaye Bio Tchané, étaient, vendredi 24 mai 2024, face aux responsables des centrales et confédérations syndicales. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la première session ordinaire de la Commission nationale de concertation, de consultation et négociation collective au titre de l’année 2024.
Au cœur de cette première rencontre entre gouvernement et centrales syndicales dans le cadre de la première session ordinaire de la Commission nationale de concertation, de consultation et négociation collective au titre de l’année 2024, la question de la cherté de la vie. Les travailleurs ont manifesté dans les rues de la capitale économique béninoise contre la vie chère attendaient beaucoup de cette rencontre avec le gouvernement. Les responsables syndicaux attendaient, entre autres, du gouvernement qu’il prenne des mesures pour atténuer le coût élevé de certains produits de première nécessité.
Au cours des échanges, le ministre d'État Abdoulaye Bio Tchané a fait observer aux responsables syndicaux que « la vie chère n'est pas l'apanage du Bénin ». Abdoulaye Bio Tchané a souligné que nonobstant cela, le gouvernement n'est pas resté insensible aux affres de cette conjoncture et a énuméré un certain nombre de mesures prises par l’Exécutif béninois. Les membres du gouvernement présents ont expliqué que les prix des produits au Bénin sont relativement bas, comparativement aux pays de la sous-région.
Après plusieurs heures de discussion avec les représentants du gouvernement, les responsables syndicaux se disent insatisfaits. « Nous ne sommes pas satisfaits simplement parce que le gouvernement a répété sa litanie habituelle. Les mesures qui ont été prises depuis qui sont aujourd'hui dépassées, ce sont ces mêmes mesures qui ont été ressassées », a expliqué à Banouto, Appolinaire Affewe, secrétaire général de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (UNSTB). « Nous avons démontré par A + B que c'est la pression fiscale au plan national qui contribue au renchérissement des prix », a-t-il ajouté.
En dehors des critiques, les syndicalistes ont fait des propositions aux gouvernements afin de soulager le panier de la ménagère. « Pour soulager la population, nous avons demandé par exemple que les produits de première nécessité soient exonérés pendant quelques mois. Nous avons demandé à ce que l'électricité et l'eau ne soient plus taxées sur quelques mois au moins. Et que la tranche sociale qui a été supprimée soit remise », a détaillé le Secrétaire général de l'UNSTB.
Le responsable syndical espère que le gouvernement prendra en compte les différentes propositions des confédérations syndicales à la reprise de la session. « Nous gardons espoir parce que les discussions devront se poursuivre du retour de Genève. Nous espérons que le gouvernement va pouvoir analyser nos demandes et dire concrètement ce qu'il veut faire pour atténuer la cherté de la vie », a-t-il conclu.
Il était prévu que la première session ordinaire de la Commission nationale de concertation, de consultation et négociation collective au titre de l’année 2024 dure 4 jours. Aucune date n’est encore retenue pour la suite de la session ordinaire.
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