Richard Boni Ouorou, président du parti "Le Libéral"
Richard Boni Ouorou contredit le Directeur des partis politiques et des affaires électorales du ministère de l'intérieur sur le montant évoqué dans l’affaire récépissé du parti “Le Libéral”.
Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) était face aux professionnels des médias, vendredi 16 mai 2025, sur cette affaire.
Dans son point de presse, le magistrat a révélé le montant qu'aurait proposé Richard Boni Ouorou à un cadre du ministère de l'intérieur dans le processus d’obtention du récépissé provisoire du parti Le Libéral.
« Selon les déclarations du Directeur des partis politiques et des affaires électorales, une somme de douze millions (12 000 000) de francs CFA aurait été proposée pour l'obtention du récépissé de reconnaissance officielle du parti du sieur Richard Boni Ouorou », a laissé entendre le procureur.
Il a également évoqué une contradiction sur les montants déclarés par le Directeur des partis politiques et des affaires électorales du ministère de l'intérieur et le principal responsable du parti “Le Libéral”, Richard Boni Ouorou dans leurs dépositions.
« Il (le directeur) affirme toutefois n'avoir effectivement perçu que cinq millions (5 000 000) de francs CFA », a rapporté le procureur.
Le procureur Mètonou a affirmé qu’une perquisition opérée au domicile du directeur a permis la saisie de ladite somme, qu'il présente comme celle reçue de Richard Boni Ouorou.
De son côté, Richard Boni Ouorou a déclaré avoir remis plus que le directeur n’en a fait cas, selon le procureur spécial. Le fondateur et président du parti Le Libéral « pour sa part, déclare avoir remis au total sept millions (7 000 000) de francs CFA audit Directeur, en trois tranches: un premier versement d'un million (1 000 000) de francs CFA avant la tenue du congrès du parti le 5 avril 2025, suivi de deux paiements successifs de trois millions (3 000 000) de francs CFA chacun, effectués les 26 et 28 avril 2025 », a fait savoir le procureur spécial dans sa déclaration de presse.
Les mis en cause ont été interpellés pour des accusations de corruption dans le processus administratif de reconnaissance du parti politique dénommé « Le Libéral » (LLB).
Selon le procureur, des sommes d'argent auraient été convenues et versées à des fonctionnaires en contrepartie de leur intervention pour l'aboutissement du dossier.
Face à ces accusations, le magistrat a fait savoir que les personnes impliquées dans cette affaire sont sur le coup des infractions de « corruption d’agent public » prévues et punies par les articles 335, 336 et suivants du code pénal.
La peine prévue en la matière par la loi au Bénin, a rappelé le procureur spécial, est la réclusion criminelle de cing ans à dix ans sans préjudice des peines pécuniaires et des confiscations.
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