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CRIET : ouverture du procès de Julien Kandé Kansou, il plaide non coupable

CRIET : ouverture du procès de Julien Kandé Kansou, il plaide non coupable

Au Bénin, la CRIET a ouvert mardi 1er juillet 2025, le procès de Julien Kandé Kansou, jeune militant du parti Les Démocrates poursuivi pour harcèlement par le biais d’une communication électronique.

Au Bénin, la CRIET a ouvert mardi 1er juillet 2025, le procès de Julien Kandé Kansou, jeune militant du parti Les Démocrates poursuivi pour harcèlement par le biais d’une communication électronique.

Julien Kandé Kansou, jeune opposant membre du parti Les Démocrates, a plaidé non coupable pour les faits qui sont reprochés. Mardi 1er juillet 2025, le prévenu a comparu devant le juge pour l’ouverture de son procès. 

 

Habillé en tenue traditionnelle “bohounba” surmonté de son gilet de détenu, l’opposant s’est prêté aux interrogations de la Cour concernant ses publications incriminées. Selon l’accusation, Julien Kandé Kansou s’est révélé auteur de plusieurs messages désobligeants contre le autorités. 

 

Explications point par point  

 

Dans une vidéo, le prévenu a parlé d’une révolution électorale qui serait en préparation. A la question de savoir quel était le but de cette révolution, Julien Kandé Kansou a fait savoir que la révolution était destinée à faire sortir massivement des électeurs lors des prochaines élections.

 

Selon lui, les chiffres des dernières élections ont montré que les Béninois ne sont pas sortis pour aller exprimer leur vote. Il a parlé de 38%. En plus de la révolution, le prévenu s’est également expliqué sur l’expression “magie électorale”. A cet effet, le jeune opposant a expliqué le sens donné à son expression. 

 

La “magie électorale”, pour lui, signifie qu’il est en train de prévoir mettre tout en œuvre pour surveiller leur vote afin que son parti ne soit pas volé. La Cour a opposé d'autres messages extraits contre Julien Kandé Kansou. 

 

Et parmi ceux-ci, le prévenu s’interrogeait si “ le ministre qui est premier partout” sait ce que vivent les populations en matière de pauvreté. « De quel ministre s’agit-il ? » lui a demandé le juge. Mais le prévenu a répondu qu’il est poète et qu’il utilise les mots pour décrire ou faire vivre une situation. Mais dans ce cas, il n’a évoqué le nom de personne. 

 

Dans une discussion révélée lors du procès, Julien Kandé Kansou a eu des échanges avec un de ses amis Julien Mitokpè. Dans cette conversation présentée par la Cour, Julien Mitokpè fait comprendre à Julien Kansou Kandé que le ministre des finances estime qu’il le critique trop. 

 

Le prévenu a fait référence à la déclaration de Romuald Wadagni qui avait fait comprendre que ceux qui vont critiquer le gouvernement vont payer plus de connexion pour le faire. « Je pense que je dois affronter ceux qui veulent me faire taire », est un autre message. 

 

«L’homme du monopole»

 

Julien Kansou Kandé a trouvé un homme du monopole au Bénin. Dans les extraits de son téléphone a indiqué que cet homme détient le monopole de presque tout dans le pays. Le coton, le soja, le port, la cajou et même dans le secteur de l’hôtellerie, l’homme serait bien côté. 

 

Interrogé à la barre sur l’identité de cet homme, Julien Kansou Kandé a tenté de faire recours aux syntaxes pour s’expliquer. Mais il a finalement confié que son texte n’a appelé le nom de personne. « Si quelqu'un s’est senti touché par ce que j’ai partagé qu’il me fasse savoir et je vais lui présenter mes excuses », a-t-il déclaré. 

 

Le prévenu est assisté par ses deux avocats, Me Fadé et Me Renaud Agbodjo. Les deux conseils n’avaient pas posé de questions à leur client à leur tour. Après les quelques minutes d’inculpation, la Cour a renvoyé le dossier au 14 octobre 2025 pour continuer les débats. 

 

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