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IA, paix , cohésion sociale et lutte contre la désinformation: Banouto et FIAP renforcent les capacités de 35 journalistes béninois

IA, paix , cohésion sociale et lutte contre la désinformation: Banouto et FIAP renforcent les capacités de 35 journalistes béninois

Banouto en collaboration avec FIAP (organisme espagnole de coopération internationale) a organisé à Cotonou, du 19 au 21 mai 2026, un séminaire sur les médias, l’intelligence artificielle, la désinformation, la paix et la cohésion sociale au Bénin et en Afrique de l’Ouest. L’activité s’inscrit dans le cadre du Projet de soutien de l’Union européenne à la CEDEAO en matière de paix, de sécurité et de gouvernance (EPSG)-Bénin. Elle a réuni 35 journalistes venus de différentes régions du Bénin.

Banouto en collaboration avec FIAP (organisme espagnole de coopération internationale) a organisé à Cotonou, du 19 au 21 mai 2026, un séminaire sur les médias, l’intelligence artificielle, la désinformation, la paix et la cohésion sociale au Bénin et en Afrique de l’Ouest. L’activité s’inscrit dans le cadre du Projet de soutien de l’Union européenne à la CEDEAO en matière de paix, de sécurité et de gouvernance (EPSG)-Bénin. Elle a réuni 35 journalistes venus de différentes régions du Bénin.

Photo de famille des participants au séminaire

Photo de famille des participants au séminaire

Médias, désinformation, intelligence artificielle, paix et cohésion sociale au cœur d’un séminaire à Cotonou. Banouto, média béninois, en collaboration avec la Fundación para la Internacionalización de las Administraciones Públicas (FIAP) a organisé du 19 au 21 mai 2026, un séminaire sur différentes thématiques liées aux défis des médias et la profession de journalisme. Trente-cinq (35) journalistes et autres acteurs des médias, retenus de plusieurs organes de presse sur le territoire, ont été outillés sur la lutte contre la désinformation, l’intelligence artificielle, la paix et la cohésion sociale. Ce séminaire entre dans le cadre du projet de soutien de l’Union Européenne (UE) à la CEDEAO en matière de Paix, de Sécurité et de Gouvernance (EPSG). 

 

Pendant trois jours, des journalistes et des techniciens audiovisuels, des vérificateurs de faits (fact-checkers), des responsables de médias, des acteurs de la société civile, des experts et des chercheurs ont échangé de vive voix sur les défis croissants liés à la désinformation au Bénin et dans la sous-région. Ces échanges ont été menés autour des présentations thématiques, des travaux de groupe et des panels animés par des experts, des journalistes et des spécialistes en matière de gouvernance, de sécurité, de médias et de lutte contre la désinformation, ainsi que par des représentants de la société civile et des médias.

 

Communications, panels et travaux de groupe 

 

Dans son intervention à l’ouverture du séminaire Gamaï Léonce Davodoun, Manager général du groupe Banouto a insisté sur l’importance du séminaire dans le contexte où la sous-région ouest-africaine fait face à des tensions géopolitiques sur le plan socio-politique et où les médias font face à des défis liés à l'intelligence artificielle. Selon le manager, l’écosystème des médias est en plein bouleversement avec l’émergence de nouveaux acteurs, des outils numériques et de l’intelligence artificielle. L’objectif du séminaire, fait-il savoir, de renforcer les capacités des professionnels des médias béninois en matière d’apprentissage de l’IA, de lutte contre la désinformation, les discours de haine, tout en promouvant le journalisme pour la paix et la cohésion sociale.

 

 A l’entame du séminaire, les participants ont eu droit à une communication inaugurale présentée par Docteur Expédit Ologou, politologue, expert en gouvernance, sécurité et médias. Il a entretenu les participants sur le thème « Désinformation, crises géopolitiques et sécuritaires en Afrique de l’Ouest : défis et responsabilité des médias ».

 

Il a insisté sur la neutralité et l’impartialité des professionnels des médias dans le traitement de l’information en période crise afin préserver la cohésion sociale. A son tour, Olivier Ribouis, spécialiste de la lutte contre la désinformation a décortiqué le thème : « Anatomie générale des désordres de l’information en Afrique de l’ouest et au Bénin ». Il a proposé des approches aux participants pour contrer les désordres de l’information.

 

 

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Photo de famille des participants

 

Selon Olivier Ribouis, il faut renforcer l’éducation aux médias et l’information, promouvoir le journalisme de qualité et développer des initiatives de Fact-checking. Il a suggéré aussi de responsabiliser les plateformes numériques et de restaurer la confiance envers les institutions. Dans une deuxième communication, le communicateur a insisté à l'endroit des participants sur les méthodes pour lutter contre la désinformation et les discours de haine. Il a partagé avec les séminaristes, les astuces pour la détection des fake news et des discours de haine.

 

Paul Arnaud Déguénon, spécialiste de l’innovation dans les médias, s'est entretenu avec les séminaristes sur le thème : « Usages responsables de l’IA par les médias face à la désinformation et aux discours de haine ». Le communicateur a expliqué aux professionnels des médias comment ils peuvent utiliser, de façon judicieuse, l’intelligence artificielle pour apporter une plus value à leurs médias.

 

Des panels de discussion et les travaux de groupe ont également meublé le séminaire. Le premier panel a porté sur le thème : « Journalisme en zone de crise sécuritaire dans un contexte de désinformation : expériences et regards croisés ». Il ressort des discussions que la crise sécuritaire bouleverse les conditions de pratique du métier de journaliste. Cela exige davantage de vigilance et de rigueur dans le traitement de l’information. A travers un second panel, les panélistes ont entretenu les participants sur le « rôle des médias dans la prévention et la résolution des conflits et la consolidation de la paix ». 

 

Des participants aguerris

 

Journaliste à La Nouvelle Tribune du Bénin, Brunelle Tchobo dit avoir beaucoup gagné du séminaire. Elle a estimé que le journalisme de paix est en droite ligne avec la responsabilité sociale des journalistes. « J'ai retenu qu'il est essentiel que, même en dénonçant des faits relatifs à une communauté, il faut savoir comment traiter l’information pour ne pas stigmatiser la population, la communauté en question », a-t-elle souligné. La journaliste a exprimé sa gratitude aux organisateurs pour l’opportunité offerte. Elle suggère que le projet soit élargi à la pratique du fact-checking.

 

Pour sa part, Touré Tessingou, chef programme à la radio Nanto FC a retenu les responsabilités du journaliste en contexte de crise. Il a estimé que les journalistes doivent davantage faire preuve de professionnalisme pour ne pas en rajouter sur la situation déjà critique. 

 

« Ces trois jours de formation, de séminaire, nous permettent de mieux nous outiller intellectuellement et aussi sur la nouvelle technologie qui impacte quand même beaucoup notre travail », a fait savoir Bonaventure Agbon, directeur de publication du quoditien Bénin Intelligent. Il estime qu'aucun professionnel des médias ne peut exercer ce métier sans s’approprier les nouvelles notions sur la désinformation, de l’intelligence artificielle et de cohésion sociale. « Ce séminaire-là vient justement pour nous permettre de nous renforcer afin d'aller à l'assaut en toute connaissance de cause de ces nouveaux défis ».

 

Cette activité s'inscrit dans le cadre du projet EPSG, cofinancé par l'Union européenne (UE), le Ministère Fédéral Allemand de la Coopération Économique et du Développement (BMZ) et le Ministère des Affaires Étrangères de Danemark, avec pour objectif de renforcer la paix, la sécurité et la gouvernance dans la région de la CEDEAO et ses pays membres.

 

Présente lors du séminaire, Muriel Guiouiller Abikou, attachée de coopération société civile, droits humains, genre, jeunesse de l’Union européenne au Bénin a rappelé l’étendue du projet EPSG. En dehors du volet déroulé par Banouto et FIAP, elle a confié que le projet couvre plusieurs domaines au Bénin, en Gambie et au Nigeria.  

 

Au terme du séminaire, la coordinatrice du projet EPSG à la FIAP, Maria Belen Alvaro Sanchez a exprimé sa satisfaction par rapport à l’engagement et la détermination des participants. « Je me réjouis des échanges et de la participation active des séminaristes », a-t-elle souligné. 

 

Quid de la FIAP

 

La Fundación para la Internacionalización de las Administraciones Públicas (FIAP) est l’entité de la coopération espagnole spécialisée dans la promotion de la participation des administrations publiques aux programmes et projets de coopération espagnols et européens.

 

La FIAP accompagne le développement des systèmes publics dans plus de 120 pays en mobilisant l’expertise du secteur public afin de favoriser l’échange de connaissances et d’expériences entre institutions partenaires. En tant que fondation publique, son action s’inscrit dans le cadre de l’action extérieure de l’Espagne et de l’Union européenne.

 

La FIAP met actuellement en œuvre la composante 3 du projet EPSG en Afrique de l’Ouest, en partenariat avec la GIZ (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit), avec un accent particulier sur le renforcement des processus électoraux, la prévention des violences électorales et la lutte contre la désinformation, la mésinformation et les discours de haine.

 

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