ECONOMIE

Raman Soumanou: «Securiport n’est pas condamné, dettes et amendes pour le Bénin»

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Quelques jours après la révélation de mandat d’arrêt émis à son encontre et contre deux de ses associés dans le dossier opposant l’Etat béninois à la société Securiport, Abdou Raman Soumanou, un des responsables de la société de droit américain est monté au créneau. Dans un document, l’homme d’affaires béninois confirme l’émission des mandats d’arrêt qu’il qualifie de « tentative d’intimidation » et promet des clarifications les jours à venir. Lire sa réaction.

Abdou Raman Soumanou, un des responsables de Securiport

Suite à votre article relatif au dossier SECURIPORT, publié ce vendredi 22 janvier 2021, je tiens à apporter les précisions et clarifications suivantes :

Je confirme qu’un mandat d’arrêt infondé et arbitraire a été bien émis à mon encontre et à l'encontre de mes partenaires, mais il n’est que national. Il a été émis par la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET).

Sur le fond, le dossier est totalement vide : le Procureur de la CRIET prétend qu'au nom de SECURIPORT, j'aurais illégalement obtenu des ministres en charge des négociations, des documents confidentiels.

Des arbitres internationaux (dont un choisi par le Bénin) ont constaté que ces allégations étaient fausses, ce que la Cour d’Appel de Paris a confirmé.

Ces mandats d'arrêt nationaux, et plus généralement la procédure lancée devant la CRIET, constituent donc une tentative d’intimidation.

Ces mandats d'arrêt sont la réaction de l’Etat béninois à la condamnation, juste, prononcée à son encontre par les Juridictions Internationales, qui l’ont condamné le 24 janvier 2019 à 100 millions de dollars d’indemnisation au bénéfice de SECURIPORT pour avoir irrégulièrement expulsé SECURIPORT de l’aéroport de Cotonou.

SECURIPORT n’est pas condamnée par la CRIET. Nos avocats se battent pour contester cette procédure devant la Cour Suprême au Bénin. Je n’ai aucun doute que si la Cour Suprême est indépendante, elle censurera toutes les décisions de la CRIET. A défaut, nous engagerons les recours nécessaires devant les Juridictions Internationales.

Des mesures d’exécution de la condamnation de l’Etat béninois ont été entamées devant le refus incompréhensible du gouvernement de Patrice TALON d'engager des discussions franches pour trouver une solution alors même qu'au final, ce sont les contribuables Béninois qui paieront.

L’addition déjà élevée s'alourdit de jour en jour compte tenu des intérêts qui avoisinent déjà les 30 millions de dollars, ajoutés aux 100 millions déjà dûs depuis deux ans !

J’apporterai prochainement plus d’éléments, preuves à l’appui, sur :

1- toute la période de négociations jusqu’à la signature du contrat,

2- l’installation et le fonctionnement du système à l'aéroport de Cotonou, 

3- la résiliation du contrat,

4- les médiations initiées par mes soins avant la procédure d’arbitrage.

5- la procédure d’arbitrage et le procès proprement dit.

 

Fait à Paris, le 24 janvier 2021

 

Abdou Raman SOUMANOU

 

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