ECONOMIE

Cherté de la vie au Bénin : les 09 exigences des travailleurs

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Lors d’une grande mobilisation contre la cherté de la vie, vendredi 18 février 2022, les travailleurs ont formulé une dizaine d’exigences.

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Les travailleurs béninois grondent contre la vie chère au Bénin. Vendredi 18 février 2022, ils ont, à l’initiative de six centrales et confédérations syndicales, crié leur colère contre la hausse des prix des produits de première nécessité. Dans leur motion de protestation, les travailleurs ont dénoncé l’inflation de plus en plus insupportable pour les populations en général et les salariés en particulier, et l’augmentation vertigineuse des prix des transports, des produits pharmaceutiques, de l’huile, de la tomate, du maïs, de l’essence, de l’énergie électrique, des communications. Les travailleurs ont également dénoncé la politique fiscale du gouvernement qu’il juge « désastreuse » pour les ménages et les petites entreprises. Evoquant le « mutisme » du gouvernement face aux difficultés sociales et économiques des citoyens, les six centrales et confédérations syndicales ont émis une vive protestation contre la cherté de la vie. Dans leur motion, la CSA-Bénin, la COSI-Bénin, la CGTB, la CSPIB, l’UNSTB et CSUB ont formulé une dizaine d’exigences. Au total, neuf exigences ont été formulées.

  • L’ouverture sans délai des négociations pour débattre des problèmes brûlants de l’heure touchant la vie des travailleurs et des populations ;

  • La prise de mesures fiscales et économiques rapides pour réduire considérablement la pression de l’inflation sur la vie des citoyens. Ces mesures peuvent prendre la forme de subventions spéciales de certains produits de grande consommation, l’allègement des taxes et impôts sur d’autres ;

  • Le renforcement du dispositif de contrôle des prix sur le marché afin de décourager les pratiques commerciales nuisibles au pouvoir d’achat des populations ;

  • La reconduction des mesures spéciales de soutien au profit des entreprises privées impactées négativement par le COVID-19 ;

  • L’augmentation du SMIG suivie de la hiérarchisation des salaires y afférente ;

  • L’augmentation de l’indice salarial à compter du 1er Janvier 2022, conformément aux engagements pris en décembre, en vue de revaloriser les salaires des agents de l’État en fonction et les pensions de retraite ;

  • L’engagement formel du gouvernement pour une revalorisation annuelle systématique des salaires et des pensions de retraite planifiée sur les quatre prochaines années ;

  • L’apurement intégral de toutes les dettes salariales dues aux agents de l’État avant la fin de l’année 2022 ; 

  • La réappropriation du dialogue social comme outil essentiel de gouvernance.

Les confédérations et centrales syndicales signataires de cette motion de protestation réaffirment la détermination des travailleurs à se battre pour défendre une répartition équitable de la richesse produite par tous. Elles restent toujours disponibles pour échanger avec le gouvernement et les associations patronales en vue de trouver les solutions qui soulagent les peines des travailleurs et des populations.

Les confédérations et centrales syndicales rendent le gouvernement responsable des conséquences sociales en cas de mutisme face aux exigences légitimes contenues dans cette motion.

 

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