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Prise en charge des urgences vitales au Bénin : ce qui change désormais dans les hôpitaux publics du Bénin

Prise en charge des urgences vitales au Bénin : ce qui change désormais dans les hôpitaux publics du Bénin

Le gouvernement béninois a décidé de garantir une prise en charge immédiate des urgences vitales dans les établissements publics de santé. Annoncée en Conseil des ministres, cette mesure vise à permettre aux patients dont la vie est menacée de recevoir les premiers soins sans attendre les formalités administratives ou financières. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, en a détaillé les contours.

Le gouvernement béninois a décidé de garantir une prise en charge immédiate des urgences vitales dans les établissements publics de santé. Annoncée en Conseil des ministres, cette mesure vise à permettre aux patients dont la vie est menacée de recevoir les premiers soins sans attendre les formalités administratives ou financières. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, en a détaillé les contours.

Image d'illustrations

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Une personne victime d’un infarctus, d’une détresse cardiaque ou d’une crise convulsive grave ne devra plus attendre qu’un proche règle des formalités avant d’être prise en charge dans un hôpital public. C’est le principe qui sous-tend la nouvelle mesure gouvernementale relative aux urgences vitales.

 

Présentée en Conseil des ministres le 3juin 2026 puis détaillée par le ministre de la Santé, le vendredi 5 juin, cette réforme place la préservation de la vie humaine au premier rang des priorités dans les services d’urgence.

 

Qu’entend-on par urgence vitale ?

 

Toutes les urgences médicales ne sont pas considérées comme des urgences vitales. Selon Benjamin Hounkpatin, le critère déterminant est le risque immédiat de décès en l’absence d’intervention rapide. « Il y a plusieurs types d'urgence mais il faut savoir si l'urgence en question met en jeu de façon immédiate la vie du patient. Si on ne fait absolument rien à l'instant présent, est-ce que le patient risque de mourir ? C’est cela qui détermine le caractère vital », a expliqué le ministre.

 

Parmi les situations concernées figurent notamment les infarctus, les détresses cardiaques ou encore certaines crises convulsives sévères chez les enfants. Dans ces cas, les équipes médicales doivent agir sans délai afin de stabiliser le patient.

 

Ce qui change dans les hôpitaux publics

 

La principale innovation réside dans la disponibilité immédiate des médicaments destinés aux urgences vitales. « Au niveau des services d'urgence, il y a une série de médicaments qui ont été identifiés par rapport à ce qu'on peut déterminer comme urgence vitale. Tous ces médicaments sont disponibles dans une armoire au niveau du service des urgences », a indiqué Benjamin Hounkpatin.

 

Le personnel soignant n’a donc plus à attendre le paiement préalable ou l’achat des produits avant de commencer les soins. « Dès que le patient vient et qu'on sait que c'est de ça qu'on a besoin, on ne calcule rien du tout. On prend de quoi on a besoin et on le soigne », a-t-il ajouté. Le ministre a précisé que les médicaments sont déjà disponibles dans les structures concernées et que la mesure est entrée en application.

 

Une obligation pour les établissements de santé

 

Les responsables des hôpitaux publics ont reçu des instructions pour veiller à l’exécution effective de cette décision. « Nous avons rappelé à l'ensemble des responsables d'hôpitaux, les médecins chefs, qu'ils ont l'obligation de s'assurer de la mise en œuvre effective de cette mesure et de prendre toutes les dispositions y afférentes », a déclaré le ministre.

 

Des sanctions sont prévues contre tout agent qui ferait obstacle à son application. « Il n'est pas question qu'un agent puisse entraver la mise en œuvre de cette mesure. Si c'est le cas, il sera épinglé et les sanctions qui doivent suivre vont suivre », a prévenu Benjamin Hounkpatin.

 

Ces soins ne son pas gratuits

 

Après les soins, la question du paiement demeure. Les patients restent redevables des frais engagés, mais les discussions sur le recouvrement interviennent après la prise en charge. « Le président de la République a été clair : on soigne d'abord et on discute des questions de recouvrement », a insisté le ministre.

 

Pour garantir la disponibilité continue des médicaments, le gouvernement a mobilisé une enveloppe d’un milliard de francs CFA. Selon Benjamin Hounkpatin, ce financement permettra d’éviter toute rupture de stock dans les hôpitaux publics, même lorsque certains patients rencontrent des difficultés à régler leurs factures. Les populations peuvent également signaler tout manquement à travers le numéro WhatsApp du ministère : 01 91 44 44 44.

 

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