Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle
Les sages de la Cour constitutionnelle rejettent de nouveaux recours contre le parrainage au Bénin. Saisie par deux recours différents introduits par Ralmeg Gandaho et Maryse Glèlè Ahanhanzo, deux acteurs de la société civile, la plus haute juridictionnelle constitutionnelle a déclaré que la Commission électorale n’avait pas violé le Code électoral en définissant la mise en œuvre du parrainage.
A quelques mois de la présidentielle du dimanche 11 avril 2021, la Commission électorale avait annoncé que le parrainage des candidats serait sous anonymat et qu’elle ne comptait pas publier la liste d’un élu (député ou maire) ayant parrainé un candidat. La CENA avait justifié sa décision par le manque de précision au niveau de l’article 132 du Code électoral. Cet article définit en effet le parrainage par 10% des élus (députés ou maires), mais ne précise pas les modalités de sa mise en œuvre.
Face à cette modalité définie par la Commission électorale sur le parrainage, Ralmeg Gandaho et Maryse Glèlè Ahanhanzo ont déposé des recours devant la Cour Constitutionnelle pour dénoncer une situation d’impasse sur la présidentielle résultant de ce que le code électoral en vigueur n’a pas fixé les modalités et que c’est en l’absence d’un tel acte que la CENA a décidé de l’anonymat. Ils ont argué que cette modalité n’est pas de nature à garantir la crédibilité du scrutin présidentiel.
Dans la décision en date du jeudi 21 janvier 2021, la Cour présidée par le professeur Joseph Djogbenou, qui a rejeté les recours, a par la même occasion dit qu’ « il n’y a pas lieu à injonction en l’état » à la CENA et que « les formulaires de parrainage doivent être soumis au même régime que les autres pièces du dossier de candidature » selon les modalités définies par la Commission électorale.
Début janvier 2021, la plus haute juridiction constitutionnelle s’était déclarée incompétente à rendre inapplicable le parrainage au Bénin.
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