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PegasusGate: Algérie fustige l’espionnage de ses citoyens et responsables par le Maroc

PegasusGate: Algérie fustige l’espionnage de ses citoyens et responsables par le Maroc

Les autorités algériennes condamnent l’espionnage de leurs citoyens par le Maroc, après les révélations du scandale Pegasus par Forbidden Stories et Amnesty International, mi-juillet 2021. 

Les autorités algériennes condamnent l’espionnage de leurs citoyens par le Maroc, après les révélations du scandale Pegasus par Forbidden Stories et Amnesty International, mi-juillet 2021. 

abdelmadjid-tebboune

Abdelmadjid Tebboune, président algérien

 

Les indignations se poursuivent après les révélations du PegasusGate. Dans un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, l’Algérie s’est dit « profondément préoccupée » après les révélations de Forbidden Stories et Amnesty International selon lesquelles des personnalités algériennes seraient espionnés par le Maroc grâce à Pegasus.

Selon l’enquête des deux organisations, 6 000 téléphones algériens de hauts responsables politiques, militaires, de renseignement et de personnalités diverses ont été recensés comme potentielles cibles du logiciel espion d’origine israélienne. Face à ses révélations, l’Algérie, apprend RFI, condamne l’espionnage de certains de ses citoyens par le Maroc avec une pratique « illégale, malvenue et dangereuse ». Le communiqué du ministère des Affaires étrangères, poursuit le média français, souligne qu’il s’agit d’une atteinte « inadmissible » contre les libertés fondamentales de ces citoyens espionnés.

Le parquet d’Alger, apprend APS, agence de presse officielle algérienne, rapportée par RFI, a déjà ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire contres « des infractions criminelles réprimées et une atteinte aux secrets de communications ». 

Jeudi 22 juillet 2021, l’avocat du Maroc a annoncé avoir porté plainte contre Amnesty International et Forbidden Stories pour diffamation à Paris, après les révélations sur les clients de Pegasus. Selon l’enquête des deux organisations, le Maroc aurait utilisé Pegasus pour espionner plusieurs personnalités françaises.

Par cette action en justice, le royaume chérifien entend faire la lumière sur « les allégations mensongères de ces deux organisations qui avancent des éléments sans la moindre preuve concrète et démontrée ». Pour Me Olivier Baratelli, il s’agit d’un « procès d'intention médiatique, infondé, et visiblement créé de toute pièce pour déstabiliser la relation diplomatique profonde entre le Maroc et la France ».