Archives

Demande de révision du Cos-Lépi : la Cour constitutionnelle dit non à un recours

Demande de révision du Cos-Lépi : la Cour constitutionnelle dit non à un recours

La Cour constitutionnelle du Bénin a rejeté un recours relatif à une demande de révision du Cos-Lépi et d’un audit du fichier électoral.

La Cour constitutionnelle du Bénin a rejeté un recours relatif à une demande de révision du Cos-Lépi et d’un audit du fichier électoral.

Les membres de la Cour constitutionnelle du Bénin

Rejet d’un recours portant sur la révision du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) au Bénin. La Cour constitutionnelle a, par décision DCC 21-186 en date du 29 juillet 2021, rejeté un recours relatif à une demande de révision du Cos-Lépi.

Le recours a été introduit par Dimitri Sètondji Fadonougbo, secrétaire général du parti politique « Dynamique d'actions pour le développement ». A travers sa requête en date du 19 février 2021, il forme un recours en inconstitutionnalité contre les articles 44 de la loi n°2019-40 du 7 novembre 2019 et 132 de la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019. Dans son recours, le requérant a demandé de revoir la composition du conseil d'orientation et de supervision de la Lépi.

Il demande également à la haute juridiction d’entreprendre un audit indépendant du fichier électoral. Estimant que les dispositions concernant le parrainage des candidats à l’élection du président de la République et du vice-président de la République sont instituées pour écarter les opposants, le requérant a sollicité de la Cour constitutionnelle leur annulation.

Irrecevabilité et rejet

Après instruction et examen, la Cour constitutionnelle a jugé irrecevable la demande relative à la question du parrainage. Le président Joseph Djogbénou et ses pairs de l’institution constitutionnelle évoquent « l'autorité de chose jugée » pour justifier leur décision. La Cour constitutionnelle, par décision en date du 7 janvier 2021 relativement au parrainage, a jugé que « nul pouvoir constitué ne peut contrôler, modifier, suspendre ou supprimer un acte de volonté du pouvoir constituant originaire que lorsqu'il en est spécialement habilité ».


La Cour a conclu au rejet des demandes « de révision du Cos-Lépi et d'audit du fichier électoral ». Les sages estiment que le requérant ne les fonde sur aucun moyen susceptible de les justifier.