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Expulsion de Joël Meyer, ambassadeur de France au Mali : Paris prend acte

Expulsion de Joël Meyer, ambassadeur de France au Mali : Paris prend acte

Le gouvernement français a pris acte de l’expulsion de l’ambassadeur au Mali, informe son porte-parole, Gabriel Attal.

Le gouvernement français a pris acte de l’expulsion de l’ambassadeur au Mali, informe son porte-parole, Gabriel Attal.

bLe président Emmanuel Macron

Paris prend acte de l’expulsion de son ambassadeur au Mali et rappelle son diplomate. L’information a été donnée par le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal.

« On a pris acte de cette décision et immédiatement rappelé notre ambassadeur. Ce qui est certain c’est que la situation ne peut pas rester en l’état. D’ici à la mi-février, on va travailler avec nos partenaires et voir quelle est l’évolution de la présence sur place », a-t-il indiqué mardi 1er février 2022 dans une intervention télévisée rapportée par France 24.

Dans un communiqué, le gouvernement malien a annoncé lundi 31 janvier 2022 avoir demandé à l’ambassadeur français, Joël Meyer de quitter son territoire dans un délai de 72 heures. Il précise que « cette mesure fait suite aux propos hostiles et outrageux du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères tenus récemment et à la récurrence de tels propos par les autorités françaises à l’égard des autorités maliennes, en dépit des protestations maintes fois élevées ».

La relation entre Paris et Bamako est tendue depuis l’arrivée au pouvoir en 2020 des militaires après le coup d’Etat qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta.

La France soutient la CEDEAO et l’Union africaine qui exigent l’organisation des élections présidentielle et législatives en ce mois de février pour le transfert du pouvoir aux civils. Les autorités de la transition au Mali, elles, veulent une période de 5 ans afin de boucler quelques réformes engagées. Paris a exprimé récemment son adhésion aux récentes sanctions de la CEDEAO contre le Mali. Des sanctions qualifiées d'humaines et illégitimes par le gouvernement de la transition malienne.