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Perspectives pour le parlement de 2023-2026 au Bénin: prof Hygin Kakaï trace le profil

Perspectives pour le parlement de 2023-2026 au Bénin: prof Hygin Kakaï trace le profil

La 9è législature du Bénin sera un parlement de transition dont le mandat est de trois ans. Pour cela, le professeur Hygin Kakaï expose les perspectives.  

La 9è législature du Bénin sera un parlement de transition dont le mandat est de trois ans. Pour cela, le professeur Hygin Kakaï expose les perspectives.  

hygin-kakaiLe Professeur Hygin Kakaï

Un parlement de continuité et d’initiatives. Le Vice-doyen de la Faculté de droit et de science politique (FADESP) de l’université d’Abomey-Calavi, Hygin Kakaï, Professeur Titulaire de science politique a opiné sur le 9è mandature du parlement béninois, dont les membres seront connus à l’issue des élections législatives du 08 janvier 2023. Le professeur était l’invité de l’émission « Version originale » de TV carrefour, dimanche 27 novembre 2022. Selon la constitution révisée, les députés de la législature auront un mandat de trois ans. Ceci, pour permettre l’organisation des premières élections générales au Bénin en 2026.    

C’est donc un parlement de transition qui sera installé en février 2023. Mais il aura les mêmes fonctions constitutionnelles que les précédents : le contrôle de l’action gouvernementale et le vote des lois. Le professeur Hygin Kakaï pense que ce parlement de transition doit alors s’inscrire dans une logique d’accompagnement du gouvernement en place. « C’est un parlement de transition, c’est un parlement qui doit accompagner le chef de l’Etat qui finit son deuxième mandat », soutient l’universitaire. Pour lui, « le gouvernement actuel est un gouvernement ambitieux, un gouvernement qui n’attend pas les parlementaires, un gouvernement qui anticipe sur les politiques publiques ». A partir de ce moment, « on a besoin d’un parlement qui continue d’appuyer ce gouvernement ».

Il soutient que les députés de la 9è législatures ont « cette obligation morale qui est en même temps une obligation politique ». Car, explique-t-il, chaque député doit regarder le pays et ne pas bloquer telle ou telle chose à cause de son camp politique. Il pense que ces députés doivent aussi initier des réformes, critiquer et si possible actualiser un certain nombre de réformes.

il y a des réformes perceptibles, des acquis qui doivent être durables. Il propose la prise au Bénin d’une loi d’orientation des politiques publiques. Et selon lui, la prise d’une telle loi doit se faire par la prochaine législature. Chaque député du prochain parlement doit pouvoir soutenir cette loi. Cela va éviter, par exemple, qu’un nouveau président de la République ne vienne remettre en cause certaines réformes comme la digitalisation du service public, le code pénal, la Cour des affaires foncières ou la CRIET, argumente-t-il. Selon lui, il est nécessaire que l’installation des députés de la 9è législatures, qu’il y ait des séminaires parlementaires pour faire un formatage psychologique.