SECURITE-HUMAINE

Cherté de la vie au Bénin : les conseils de Nicéphore Soglo à Patrice Talon

( words)

L’ex-président Nicéphore Soglo a prodigué des conseils au chef de l'Etat Patrice Talon sur la cherté de la vie. C'était dimanche 13 février 2022 lors d'une discrète visite du chef de l'Etat à son domicile. 

Nicéphose-Soglo-Patrice-TalonNicéphore Soglo et Patrice Talon

Les conseils de Nicéphore Soglo à Patrice Talon sur la cherté de la vie et de la misère au Bénin. Le chef de l’Etat s’est rendu au domicile des Soglo le dimanche 23 février 2022. Les deux hommes d’Etats ont échangé sur les l’actualité socio-économique du pays notamment la cherté de la vie. Et selon L’Evénement Précis, Nicéphore Soglo s’est fait le porte-parole de la population devant l’actuel locataire de La Marina en relevant les difficultés du peuple avec l'instauration de plusieurs taxes sur les produits. Pour l’ex-président, on ne peut faire le bonheur du peuple contre son gré.

Il a invité le président Talon a changé de veste en ce qui concerne sa gouvernance afin qu’elle soit orientée vers la satisfaction des besoins fondamentaux. D’après le média, l’ex-président recommande à Patrice Talon de « desserrer les ceintures des Béninois qui vivent dans la misère ». Selon lui, la faim, la misère et la paupérisation de la jeunesse constituent des maux qui pourraient être à l'origine d’instabilité du pays. Et pour ne pas arriver à cet extrême, l’ancien maire de Cotonou demande au chef de l’Etat de travailler à créer d’emploi à la jeunesse et le bonheur aux populations.

Nicéphore Soglo invite à la décrispation du climat socio-politique en à travers la libération de certains prisonniers dont Joël Aïvo et Réckya Madougou.

Les mesures du gouvernement

Contre la cherté de la vie au Bénin, le gouvernement a pris des mesures pour soulager les producteurs. Le Conseil des ministres du mercredi 2 février 2022 a marqué son accord pour l’instauration de redevances à l’exportation sur certains produits et l’interdiction de la sortie des intrants agricoles hors du territoire national.

Le soja, le coton, le manioc transformé ou non, le karité, le riz paddy, l’igname (tubercule et cossette) et les noix de cajou sont ciblés . Ces mesures consistent en l’application de taux de majoration du prix moyen de vente actuel. Le gouvernement a institué une redevance supplémentaire de sécurisation des exportations par voie terrestre pour encourager les exportations par la voie maritime des produits comme le gari, les noix de cajou, le maïs, le karité et le soja. Il sera ainsi prélevé 10 FCFA/kg sur le karité, 20 FCFA/kg sur les noix de cajou, 30 FCFA/kg sur le soja et 50 FCFA/kg sur le maïs et le gari.

Ces mesures sont destinées, selon compte rendu, à freiner les sorties incontrôlées de vivriers qui occasionnent une flambée injustifiée des prix, et à assurer notamment la disponibilité intérieure nécessaire à la consommation nationale. Les montants prélevés au cordon douanier auprès de l’exportateur seront destinés au soutien des producteurs agricoles.

L’Exécutif a également répondu au dernier meeting des centrales et confédérations syndicales contre hausse des prix des produits de premières nécessités. Selon Wilfried Léandre Houngbédji, le gouvernement fait des efforts pour que « la flambée n’atteigne pas des proportions insupportables ». « Grâce aux efforts du gouvernement dans le domaine agricole par exemple, nos performances ont fait que malgré la pression que les pays voisins exercent sur nos productions, malgré l’impact de la situation mondiale sur les prix quoique les prix qu’on observe soient élevés, ils restent dans une proportion inférieure aux prix sur les marchés de la sous-région », a affirmé le porte-parole du gouvernement. 

LIRE AUSSIBarkhane au Bénin : Nicéphore Soglo chuchote à l’oreille de Patrice Talon

A lire aussi ...