SECURITE-HUMAINE

Cherté de la vie au Bénin : la CSTB fait 16 revendications adressées au gouvernement

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La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB) a organisé, vendredi 25 février 2022 à la Bourse du travail, un meeting. Elle dénonce les conditions de travail et de vie des travailleurs aggravées par la cherté de la vie.

meeting-cstb-1Vue partielle des travailleurs lors du meeting du CSTB

Après le meeting conjoint des centrales et confédérations syndicales du vendredi 18 février 2022, la CSTB a organisé un autre. Les travailleurs membres de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB) dénoncent la hausse des prix des produits de première nécessité. Les travailleurs provenant de toutes catégories socio-professionnelles, les femmes et hommes des marchés, la jeunesse estudiantine et artisane, la jeunesse sans emploi se sont retrouvés pour exprimer leur ras-le-bol.

Selon le secrétaire général de la CSTB, Kassa Mampo, le meeting du vendredi 25 février 2022 est le début d’une série qui sera organisée sur toute l’étendue du territoire et dans tous les secteurs d’activité. Ceci, pour « lutter contre la faim, le manque de libertés et contre l’insécurité dans notre pays ».

Tour à tour les différents intervenants ont exposé les problèmes rencontrés dans leurs secteurs respectifs. Tous, ils ont dénoncé la politique du régime Talon. Pour eux, la politique du régime au pouvoir ne vise qu’à affamer le peuple, à radier les travailleurs et à museler toutes opinions contraires. Ce meeting a pris fin par une motion adressée aux ministres d’Etat chargé du Plan et du Travail.   

Des préoccupations diverses

Dans cette motion, les travailleurs formulent leurs revendications en16 points. Entre autres, ils exigent « la suppression des taxes et impôts injustes sur les produits de première nécessité et la diminution d’autres impôts et taxes ». Ils demandent « la concrétisation de la revalorisation des salaires b des travailleurs promise par le Chef de l’Etat, de 60% au mois, (SMIG, point indiciaire, hiérarchisation des salaires) et de façon subséquente, celle des pensions de retraite qui devra prendre effet pour compter du 1er janvier 2022 ».

L’indexation des salaires et rémunération au coût de la vie et le paiement des diverses dettes sociales aux travailleurs et à ceux qui sont à la retraite font aussi partie des préoccupations que posent les travailleurs. Ils souhaitent la reprise de l’abattement sur nombre d’enfants à charge dans le calcul de l’IPTS devenu ITS. Les travailleurs veulent « le retour dans le giron de l’Etat de l’office national de sécurité alimentaire (ONASA) qui est indispensable et qui existe presque dans tous les pays du monde ou la création d’une structure jouant le même rôle contre la faim ». Ils invitent le gouvernement à régler les divers problèmes administratifs des travailleurs de tous les secteurs. Ils exigent également la liberté syndicale et la réintégration des travailleurs « arbitrairement radiés de la fonction publique ».

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