SECURITE-HUMAINE

Cherté de la vie au Bénin: le terrorisme est l’une des causes, selon Louis Vlavonou

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Président de l’Assemblée nationale du Bénin, Louis Vlavonou s’est prononcé, dimanche 3 avril 2022, sur la cherté de vie, notamment la hausse du prix de certains produits dans les marchés ces derniers mois. Il était l’invité de l’émission «Entretien du Dimanche » de Eden TV.

b/uploads/images/marche-benin.jpgLouis Vlavonou parlent de la cherté de vie au Bénin

Trois causes majeures sont à la base de la cherté de vie au Bénin depuis quelques mois, selon le président de l’Assemblée nationale. Invité de l’émission « L’entretien du Dimanche » de la télévision privée Eden TV, Louis Vlavonou a exposé les trois éléments qui justifient la hausse du prix de certaines denrées alimentaires et materiaux de construction, ce dimanche 3 avril 2022. Les deux premiers éléments, informe-il, sont : la pandémie du covid-19 qui sévit dans le monde depuis décembre 2019 et la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui a récemment entraîné la hausse du prix des produits pétroliers et du blé.

Outre ces deux éléments, le président de l’Assemblée nationale voit le terrorisme comme une troisième cause. « J’avais voulu donner juste deux éléments mais il y a un autre élément qui vient s’ajouter à ceux-là, c’est le terrorisme », a affirmé Louis Vlavonou.

Le Bénin a connu ses premières attaques terroristes en décembre 2021. Ces attaques ont fait plus d’une dizaine de morts dans le rang de l’armée et aussi des assaillants. 

Louis Vlavlonou indique que les pays du Sahel qui vivent le terrorisme avant le Bénin ‘’ont vu leurs populations se déplacer complètement ce qui a entrainé la libération des terres arables qui étaient des terres cultivables qui aujourd’hui sont occupées par les terroristes’’. Conséquence, « il n’y a pas de productions à ces endroits ».

« Dès lors qu’il n’y a plus de productions, il faut qu’ils (pays, ndlr) mangent, ils viennent maintenant vers les pays côtiers pour venir chercher les produits. Alors ils viennent chercher le maïs chez nous, le sorgho, le mil… Ce qui fait que les zones productrices, qui sont au Nord chez nous, n'arrivent plus à faire le retour de leurs productions vers le Sud », a détaillé Louis Vlavonou. Il fait remarquer que cela « crée une raréfaction de ces productions.

‘’Lorsque ça se raréfie, les produits deviennent chers. Du fait, le terrorisme a entrainé la rareté de ces produits, ce qui a entrainé, la cherté de la vie’’, a argumenté le président du parlement béninois.

Il a rappelé que les députés de la 8e législature ont joué leur partition pour l’allègement de la souffrance de la population en interpellant le gouvernement à travers des questions écrites. La cherté de la vie sera bientôt conjuguée au passé, a-t-il assuré. 

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