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VIH/SIDA et espérance de vie en Afrique subsaharienne : un passage de 56 à 61 ans grâce aux antirétroviraux

VIH/SIDA et espérance de vie en Afrique subsaharienne : un passage de 56 à 61 ans grâce aux antirétroviraux

En Afrique subsaharienne, l'espérance de vie est passée de 56,3 à 61,1 ans de 2010 à 2023 grâce au traitement antirétroviral. C’est l’une des informations contenues dans le rapport sur les objectifs de développement durable 2026.

En Afrique subsaharienne, l'espérance de vie est passée de 56,3 à 61,1 ans de 2010 à 2023 grâce au traitement antirétroviral. C’est l’une des informations contenues dans le rapport sur les objectifs de développement durable 2026.

L'espérance de vie gagne près de cinq ans en Afrique subsaharienne. Selon les données publiées dans le rapport sur les objectifs de développement durable 2026, l'espérance de vie moyenne en Afrique subsaharienne est passée de 56,3 ans en 2010 à 61,1 ans en 2023. Cette progression de près de cinq années résulte en grande partie des avancées enregistrées dans la lutte contre le VIH/Sida.

 

Publié le 7 juillet 2026, le rapport est élaboré par la Division de statistique du département des affaires économiques et sociales des Nations unies (DESA), sur la base des contributions fournies par les agences des Nations unies, les organisations spécialisées, les bureaux des coordonnateurs résidents et les partenaires internationaux.

 

Le document s'appuie sur les chiffres de l'ONUSIDA, qui souligne l'ampleur du changement intervenu en une décennie. En 2023, près de 31 millions de personnes vivant avec le VIH recevaient un traitement antirétroviral, un niveau jamais atteint auparavant. «Plus de 77% des personnes vivant avec le VIH suivent désormais un traitement antirétroviral vital, contre 47% il y a seulement neuf ans», renseigne aussi le rapport.

 

Les effets de cette généralisation de l'accès aux soins se mesurent également dans l'évolution de l'épidémie elle-même. « Les nouvelles infections à VIH ont chuté de 60% depuis leur pic en 1995, et les décès liés au SIDA ont diminué de 70% depuis 2004», indique le document du DESA. 

 

Le nombre de personnes décédées à cause du VIH, souligne le rapport, a atteint en 2023 son plus bas niveau depuis 2004. «En 2023 seulement, près de 31 millions de personnes recevaient un traitement, le nombre le plus élevé jamais enregistré, ramenant les décès liés au SIDA à leur niveau le plus bas depuis 2004», peut-on lire dans le rapport.

 

Des progrès encore inégaux 

 

Cette dynamique repose, selon l'ONUSIDA, sur une mobilisation conjointe des gouvernements, de la société civile, du secteur privé et des communautés scientifiques et religieuses, appuyée par des partenaires internationaux tels que le Fonds mondial et le programme américain de lutte contre le sida dénommé “President's Emergency Plan for AIDS Relief (PEPFAR)”.

 

L'organisation onusienne rappelle toutefois que ces progrès demeurent inégaux. Les infections à VIH sont en hausse dans au moins 28 pays, dont plusieurs connaissent déjà des épidémies importantes. Certaines populations, notamment les travailleurs du sexe, les personnes détenues ou celles qui s'injectent des drogues, restent insuffisamment couvertes par les dispositifs de prise en charge. Environ 9,3 millions de personnes, en majorité des enfants et des adolescents, n'ont toujours pas accès au traitement.

 

Les Nations Unies s'étaient fixées pour objectif de mettre fin au VIH SIDA en tant que menace de santé publique d'ici 2030. Les données présentées dans ce rapport illustrent une trajectoire favorable, portée par l'expansion du traitement antirétroviral et la baisse continue de la mortalité liée au VIH. Elles rappellent cependant que cet objectif reste conditionné au comblement des écarts d'accès qui persistent entre pays et entre catégories de population, ainsi qu'au maintien du financement de la riposte mondiale.

 

Au Bénin, l'espérance de vie suit une évolution comparable à celle de l’Afrique subsaharienne indiqué dans le rapport. Selon, les statistiques de l’enquête démographique et de santé (EDS-2017-2018), l’espérance de vie des Béninois est estimée à 62 ans en moyenne et un nouveau-né sur 10 meurt avant l’âge de 5 ans. Elles précisent également qu’un enfant a deux chances sur trois d’atteindre l’âge de 62 ans et environ 7 enfants de 6 à 59 mois sur 10 sont anémiés.

 

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