Temple du Vodun Sègbolissa, Ph: Festival International SègboLissa/ 2020
Sègbolissa n’est pas Dieu. C’est l’une des clarifications qu'a apportées Mahougnon Kapko, président du Comité des rites vodun au Bénin, lors d'une conférence sur la théologie du Vodun, organisée le samedi 4 juillet 2026 au Palais des congrès de Cotonou.
Dans son exposé, le conférencier a expliqué que Sègbolissa est un Vodun. Dans les couvents et les livres, ce Vodun est souvent matérialisé par le caméléon. À ce titre, la terminologie Sègbolissa ne peut donc en aucun cas être usitée pour désigner l’être suprême et créateur de l’univers.
« C'est parce que les gens n'ont pas compris. Et à partir d'aujourd'hui, ils doivent savoir que Dieu, c'est Dada Sègbo et non Sègbolissa », a confié Mahougnon Kapko à Banouto à l'issue de sa conférence publique.
Pour le spécialiste des études africaines, cette confusion est le résultat d'une mauvaise compréhension des concepts de la théologie du Vodun.
Les initiés désignent en effet Dieu par l'expression « Dada Sègbo », une appellation qui serait progressivement confondue avec « Sègbolissa » dans le langage courant.
Des appellations selon les traditions
Au cours de son exposé, l’enseignant-chercheur spécialiste des études africaines a rappelé quelques appellations par lesquelles l’on peut désigner le créateur selon les traditions.
« En tant que religion, le Vodun admet la création par un être absolu qui est le créateur. J'ai parlé de Mawu, j'ai parlé d'Olodumaré, j'ai parlé d'Olorun, de Gusuno dans d'autres langues. Ils signifient toujours celui qui a tout créé et que rien n'a créé, l'être inappréhendable par l'humain », a expliqué Mahougnon Kapko.
À travers cette mise au point, le président du Comité des rites Vodun appelle à une utilisation correcte des terminologies “Sègbolissa” et “Dada Sègbo”.
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