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Crise du soja au Bénin : Patrice Talon identifie et pointe la bête noire des producteurs

Crise du soja au Bénin : Patrice Talon identifie et pointe la bête noire des producteurs

En fin connaisseur du milieu agricole, le Président Patrice Talon, obligé d’intervenir pour éviter une guerre des cultures, a présenté aux producteurs du soja, la bête noire qui plombe la campagne 2022-2023 en cours au Bénin.

En fin connaisseur du milieu agricole, le Président Patrice Talon, obligé d’intervenir pour éviter une guerre des cultures, a présenté aux producteurs du soja, la bête noire qui plombe la campagne 2022-2023 en cours au Bénin.

soja-benin-patrice-talon-producteurs-agricolePatrice Talon, Président du Bénin

La tension est montée à son paroxysme et il aura fallu une intervention du Chef de l’Etat pour que le thermomètre ne se brise. Il aura fallu ouvrir les portes du palais de la Marina aux acteurs agricoles, notamment les producteurs du soja très fâchés contre le gouvernement en raison de la mauvaise affaire qu’ils font du fait du prix bord champs très bas fixé par les autorités.

Si  dans l’opinion le gouvernement est fait responsable de la situation dommageable aux producteurs, le Président Patrice Talon ne l’entend pas de cette oreille. Le magnat du coton devenu Chef de l’Etat a son idée des agents perturbateurs qui opèrent dans le milieu agricole. A l’en croire, ce sont les spéculateurs, ces intermédiaires qui font le tour des champs pour prépayer les cultures et les revendent aux exportateurs avec leurs marges bénéficiaires.

« Les gens utilisent les efforts que nous demandons à nos acteurs agricoles pour tirer trop de profits à eux seuls. Vous le savez très bien, les acteurs intermédiaires entre vous et les consommateurs finaux, ceux qui viennent négocier les produits agricoles, qui revendent sur le marché ou qui revendent à l’export ou qui vendent à ceux que nous appelons exportateurs des produits agricoles, ceux-là ; parfois ne veulent faire aucun effort sur leurs marges », pointe le Chef de l’Etat face aux producteurs qu’il a reçu le 12 avril à la Présidence.

Patrice Talon estime que ce sont ces intermédiaires qui opposent les producteurs au gouvernement. « Ils répercutent tout sur les producteurs sachant bien que vous êtes une force, vous êtes une masse qui peut exiger du gouvernement des mesures plus souples », note-t-il. A ses hôtes, assure le Chef de l’Etat, « le gouvernement est du côté des acteurs réels, vous qui êtes producteurs à la base et ceux qui transforment, qui créent de la valeur ajoutée. »

Pour celui qui a fait fortune dans les champs de coton, « les intermédiaires sont également utiles, mais ils ne sont pas aussi déterminants que ceux qui créent de la valeur ajoutée. Mais, c’est ceux-là, malheureusement qui parfois sèment le bordel. »

Le sens des efforts que le gouvernement demande

Avant de leur annoncer la bonne nouvelle de l’augmentation du prix bord champs du soja au terme de la rencontre, le Président de la République est revenu sur le bien-fondé des efforts qu’ils demandent à tous les Béninois de consentir y compris les acteurs agricoles.

« Le gouvernement a l’obligation de veiller à ce que l’économie nationale contribue à la mobilisation des ressources publiques qui permettent de satisfaire aux besoins de tout le monde », explique-t-il. Allusion est faite aux besoins en eau, en électricité, en route, école, centres de santé et autres infrastructures socio-sanitaires que les gouvernants doivent réaliser pour le bonheur de leurs populations.

« Nos besoins sont énormes et nous ne pouvons compter que sur nous même pour les satisfaire. Ce que nous avons en commun, c’est ce que chacun met dans la caisse de l’Etat pour financer tous ces besoins. C’est pour ça, que pour tout le monde, il y a une obligation de contribution aux ressources publiques, y compris les agriculteurs. », insiste Patrice Talon.

Le Président dont le second et dernier mandat constitutionnel arrive à terme en 2026 indique à ses compatriotes actifs dans le secteur agricole  qu’il est conscient de la difficulté pour eux de devoir faire ces efforts pour le développement. « Parfois les décisions que nous prenons peuvent être difficiles à comprendre, même acceptées, mais, qui veut sortir de la pauvreté fait l’effort sur lui-même d’abord.  Nous avons tous besoin de sortir de la pauvreté. »

Ces efforts, s’ils ne profitent pas à ceux qui le consentent aujourd’hui, jure Patrice Talon, profiteront à leurs descendants. « Même si nous n’avons pas le bénéfice pour nous même tout de suite, nous savons très bien que nos enfants, nos petits-enfants, arrières petits enfants ne connaîtront pas les mêmes difficultés que nous. C’est pour ça que l’effort est indispensable. »

3 commentaires

3 commentaires

Abdou Djalilou Garba
il y a 3 ans
Autrement dit les agriculteurs sont devenus les esclaves du pays. Oui c'est normal que les agriculteurs participent au développement du pays et c'est même une obligation mais c'est pas une raison pour exagérer. Depuis qu'on parle de développement au Bénin on ne voit rien de concret qui a été réaliser pour les communes qui représentent le poumon de l'agriculture beninoise sans que ce ne soit un combat. La santé, l'éducation, l'eau....et surtout les routes C'est rien comparé à ce que vous faites pour les autres. Genre il faut les garder dans la misère pour qu'ils ne pensent pas à abandonner un jour les houes. Si cela doit continuer ainsi ne soyez pas surpris que tout les agriculteurs partent en retraite anticipé et c'est vos communes chérie qui en souffriront et ne pourront rien faire
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Amidou
il y a 3 ans
Mon frère Homo as déjà tout dis je le soutien
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Hammid...
il y a 3 ans
Je dirai plutôt c'est lui le premier démarcheur au benin, le plus pire des intermédiaires aujourd'hui au sommet. Un intermédiaire qui jonglant et fesait que taper le mur à minte reprise pour se sauver du pays. Si non lui il a commencé par où pour acquérir sa richesse ? C'est pourquoi il ne pouvait plus fermer les yeux sur quoi que ce soit relevant du domaine des démarcheurs (intermédiaire). Dites moi comment un secteur comme celui des produits tropicaux peut ne pas avoir des intermédiaires ? Une activité reliant le nord (lieux de provenance) au sud (lieu du processus finale) le marché. A moins qu'on cherche tout les voix et moyens d'attirer nos pauvres agriculteurs à nouveau dans l'ancien système du coton, le même piège qui a ruiné nos pauvres agriculteurs de coton depuis des décennies. Ils ont juste compris que avec nous les intermédiaires les contonculteurs, actuel sojaculteurs son mieux informés, ce sont nous qui les font gagner de meilleur prix auprès de ces exportateurs pour juste des miettes (2f au plus sur le chargement de soja comme commission). Les intermédiaires ont contribué à éclairé et réveiller les agriculteurs sur le fond même de cette situation, à les ouvrir les yeux pour qu'ils sachent ce qui se prépare à l'avenir. Ça n'ettonne pas qu'on cherche à s'attaquer au intermédiaires, nobles jeunes intègres et battants aux côtés des agriculteurs. N'oublier pas ce sont ces intermédiaires mieux instruit, qui servent non seulement des interprètes pour les agriculteur auprès de ces exportateurs, mais qui les permettent de négocier et faire sortir les bon prix pour leur clients. Et notez bien que la majorité de ces intermédiaires visé depuis avant ces déclaration et qui ont même été l'objet de ces idées de créations d'usine pour les éliminer et prendre les sojaculteurs et les productions en otage comme le cas du coton depuis des décennies, sont rien d'autres que les frères, les fils, les enfant, les neveux, les cousins et autres proche familles de ces agriculteur. Donc 'ils se trompent à vouloir monter nos parents contre nous. Même dans leur usines ils auront à faire avec les intermédiaires puisque aucun agriculteur ou acteur actifs du domaine ne va chaque fois rentrer dans le camion et convoyer sa marchandise attendre le paiement des semaines(comme le cas des paiement auprès de leur usine qui traîne), perdant son temps à négocier et faire le tour des administrations des usines et magasins (c'est le rôle des intermédiaires et ça mérite un salaire digne). Si ça doit être le cas que Talon suprime tout ses ministres, maire, préfets, tout autres sous autorités territoriale et être lui même au fours et au moulin. C'est juste des affirmations pour ne pas avoir riens à donner comme explications digne à cette crise qu'ils ont occasionné. Pour ne pas reconnaître qu'ils font du mal à nos pauvres parents agriculteurs au profit de leur intérêt personnel égoïste. Mais parlant d'intermédiaire, n'est-ce pas aux indiens et autres étranger ils ont confié La gérance de ces usines soit disant du pays ? N'est-ce pas les étrangers qui sont les devanciers (et peut être même même les vrai investisseur de l'usine)? Dans ce cas eux ils sont quoi alors (les premier intermédiaires, et cherche à éliminer leur enfants et frères qui exercent déjà le métier comme ils ont fait des autres de leur concurrent comme les ajavons, Rodriguez et autres....). C'est juste leur mission de mettre tout les secteurs et institutions, en un seule mot tout le pays a leur solde qui se poursuit de cette manière....
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