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Bancarisation de l’économie en RDC : l'Etat et les banques de concert

Bancarisation de l’économie en RDC : l'Etat et les banques de concert

Reposant encore très largement sur un secteur informel tentaculaire, l'économie congolaise doit accélérer sa bancarisation pour assurer un développement stable et durable au pays d'Afrique centrale et à ses habitants. Si l'Etat a un rôle prépondérant à jouer dans ce processus, les banques sont également de la partie et innovent à tout va, à l'image de BGFI Bank RDC qui vient de lancer plusieurs solutions destinées à favoriser l'inclusion bancaire des Congolais et le développement économique du pays.

Reposant encore très largement sur un secteur informel tentaculaire, l'économie congolaise doit accélérer sa bancarisation pour assurer un développement stable et durable au pays d'Afrique centrale et à ses habitants. Si l'Etat a un rôle prépondérant à jouer dans ce processus, les banques sont également de la partie et innovent à tout va, à l'image de BGFI Bank RDC qui vient de lancer plusieurs solutions destinées à favoriser l'inclusion bancaire des Congolais et le développement économique du pays.

Dans un pays où seul un peu plus d'un habitant sur dix (13%) possède un compte en banque, la question de la bancarisation est, nécessairement, au centre d'un large faisceau de problématiques. Après des décennies de crises, la République démocratique du Congo (RDC) semble enfin entrée dans une ère de relative stabilité politique et sécuritaire, préalable indispensable à son développement économique et social ; mais les obstacles demeurent nombreux, à commencer par le caractère informel d'une très large part de l'économie congolaise. Bancariser la population de RDC, du moins dans sa majorité, apparaît donc à la fois comme une condition et un résultat de cette dynamique de développement, avec des conséquences positives attendues tant en matière de création d'emplois que de stimulation de la demande intérieure, ou encore pour les recettes fiscales de l'Etat.

 

L'Etat, premier acteur de la bancarisation

 

Si une dizaine de banques, tant congolaises qu'étrangères, se partagent aujourd'hui un marché encore embryonnaire, l'impulsion repose prioritairement sur le volontarisme des pouvoirs publics – autrement dit, le faible taux de bancarisation n'est pas imputable aux banques elles-mêmes, la demande de crédit étant, en RDC, encore largement inférieure à l'offre. Conscient de ses responsabilités, l'Etat congolais s'est, à ce titre, saisi de cette question depuis de nombreuses années : depuis 2011, les fonctionnaires de RDC perçoivent ainsi leur salaire par virement bancaire, et non plus, comme c'était le cas auparavant, en enveloppes de cash envoyées par courrier. Une réforme qui n'a pas été sans son lot de ratés – singulièrement dans les régions les plus reculées de cet immense pays couvert de forêts – mais qui a permis à l'Etat et à ses agents d'ouvrir la voie de la bancarisation pour le plus grand nombre.


Dix ans plus tard cependant, le compte n'y est – toujours – pas. Avec plus de 77% des emplois, la part du secteur informel demeure écrasante et trop peu de Congolais ont accès à un compte bancaire. Pourquoi ? Les raisons sont multiples et complexes, mais l'absence d'un véritable système de garantie des dépôts (c'est-à-dire d'une forme « d'assurance » qui protège les déposants en cas de faillite ou défaillance de leur établissement bancaire) y est pour beaucoup ; et, ici encore, c'est à l'Etat de jouer son rôle : selon le Fonds monétaire international (FMI), plusieurs conditions font encore défaut pour créer un tel fonds de garantie, parmi lesquelles l'existence d'une réglementation prudentielle solide, une supervision et une résolution efficaces, et la mise en place de cadres juridiques et judiciaires et de systèmes comptables assurant une complète transparence.

 

BGFI Bank RDC en tête de file de la bancarisation des populations

 

Il revient donc à l'Etat congolais d'intervenir pour assainir et sécuriser le secteur, et aussi pour sensibiliser sa population aux bienfaits de la bancarisation. Mais les banques ont, évidemment, un rôle à jouer dans ce processus. Et elles ne sont pas en reste : dans ce « nouveau monde » bancaire que sont l'Afrique et, plus particulièrement, la RDC, toutes les idées et innovations trouvent un écho favorable. Ainsi, par exemple, de BGFIBank RDC, l'un des principaux établissements bancaires implantés dans le pays, qui déborde d'initiatives pour bancariser toujours plus de nouveaux clients, en surfant, notamment, sur la vague numérique. Ambitionnant de s'imposer comme « la banque digitale de référence sur le marché congolais », d'après son directeur général Francesco de Musso, BGFI a en effet lancé cette année une application mobile dédiée.

 

Baptisée « RAKKA CASH », l'application, qui fonctionne grâce à la monnaie électronique, permet de réaliser un grand nombre d'opérations depuis un smartphone. Objectif revendiqué : « bancariser de nombreux Congolais sans qu'ils aient à se déplacer en agence, sans contrainte de coûts et ce, à partir d'une application téléchargeable à distance et intégrant les principaux services bancaires : retraits, dépôts, moyens de paiement, virements et transferts de fonds », détaille le dirigeant de la banque. Pas à court d'idées, BGFIBank a également lancé une « carte Salaire » qui, comme son nom l'indique, permet aux employés de percevoir leur rémunération sur une carte dédiée (carte de débit pour les employés bancarisés, carte pré-payée pour les autres). Autant d'outils simples et innovants qui ne poursuivent qu'un seul but : assurer, de manière transitoire, le passage en douceur d'une économie informelle vers une économie bancarisée. 

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