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Loi de finances rectificative 2026 au Bénin : le gouvernement prévoit plus de 300 milliards FCFA de dépenses supplémentaires

Loi de finances rectificative 2026 au Bénin : le gouvernement prévoit plus de 300 milliards FCFA de dépenses supplémentaires

Le gouvernement de Romuald Wadagni envisage une révision à la hausse du budget de l’État pour l’exercice 2026. Il a approuvé mercredi 3 juin 2026 la transmission à l’Assemblée nationale d’un projet de loi de finances rectificative avec 302,636 milliards FCFA de dépenses additionnelles et l’introduction de nouvelles mesures sociales.

Le gouvernement de Romuald Wadagni envisage une révision à la hausse du budget de l’État pour l’exercice 2026. Il a approuvé mercredi 3 juin 2026 la transmission à l’Assemblée nationale d’un projet de loi de finances rectificative avec 302,636 milliards FCFA de dépenses additionnelles et l’introduction de nouvelles mesures sociales.

Six mois après le vote de la loi de finances initiale, l’exécutif béninois a approuvé en Conseil des ministres du 3 juin 2026 la transmission à l'Assemblée nationale du projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2026.

 

Si les députés l'adoptent, le budget de l'État passera à 4 086,620 milliards de FCFA, contre 3 783,984 milliards votés en décembre 2025 par le parlement. Il s’agit d’une hausse de 302,636 milliards de FCFA représentant 8 % d'augmentation par rapport au budget initial.

 

La restructuration de l'appareil gouvernemental intervenue à la suite de l’entrée en fonction du président Romuald Wadagni et la prise en compte de ses orientations prioritaires justifie, selon le compte rendu du Conseil des ministres, « une modification substantielle des objectifs de la loi de finances initiale ».

 

Le taux de croissance prévu est maintenu à 7,5 % dans le budget rectificatif. Les dépenses de personnel sont quant à elles en baisse de 9,8 % par rapport à l'enveloppe initiale de 643,761 milliards de FCFA. Et ce, précise l’exécutif, « sans remettre en cause les recrutements prévus et des dépenses d'acquisition de biens et services ».

 

Il est également projeté une hausse de 8,5 % des dépenses d'investissement et de 2 % des recettes budgétaires. Ces recettes budgétaires sont évaluées à 2 547,131 milliards dans la loi initiale.

 

De nouvelles mesures sociales au cœur du budget rectificatif

 

Le texte introduit plusieurs mesures sociales inédites, adossées au projet de société du chef de l'État.

 

La mesure phare est la généralisation de la gratuité des frais de scolarité pour les filles de l'enseignement secondaire général, prévue dès la rentrée 2026-2027.

 

Le budget rectificatif prévoit également la réalisation de points d'eau dans les écoles et centres de santé, l’accélération du programme de supplémentation nutritionnelle des 1 000 premiers jours, le renforcement du dispositif de l’assurance maladie obligatoire, la prise en charge des personnes en situation de mendicité et des enfants de la rue, etc.

 

Dans le secteur de l’éducation, l’exécutif prévoit la généralisation de la gratuité des frais de scolarité pour les filles de l’enseignement secondaire général dès la rentrée 2026-2027 et la construction de magasins pour cantines scolaires.

 

Dans le domaine de la sécurité intérieure, il ambitionne de renforcer le réseau de sécurité publique par l'allocation d'une dotation réévaluée pour le déploiement d’une solution de vidéoprotection dans les grandes villes du pays.

 

Les secteurs de la Santé et des Infrastructures ne sont point occultés. La consolidation des crédits du Programme d'investissements publics (PIP) pour soutenir la construction/réhabilitation des hôpitaux et dispensaires, l'accélération de la nouvelle phase opérationnelle du Centre hospitalier international de Calavi (CHIC), les infrastructures d’assainissement et de transport sont, entre autres, les résultats escomptés par les dirigeants béninois.

 

En matière de soutien économique, il est prévu une subvention des intrants agricoles pour amortir le renchérissement des prix sur le marché du fait des crises géopolitiques et favoriser la sécurité alimentaire.

 

Le projet de loi de finances rectificative est soumis à l'examen et au vote de l'Assemblée nationale.

 

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