Une zone marécageuse à Cotonou
Des mesures pour réduire les risques d'inondation et préserver les écosystèmes fauniques et aquatiques urbains dans le Grand Nokoué.
Réuni en Conseil des ministres mercredi 11 mars 2026, l’exécutif a autorisé la contractualisation avec des « entreprises retenues» pour des travaux de délimitation de zones marécageuses à préserver dans le grand Nokoué.
Dans cette agglomération qui regroupe notamment Cotonou , Abomey-Calavi, Porto-Novo, Sèmè-Kpodji et Ouidah , les milieux humides jouent un rôle stratégique dans la gestion des eaux et la prévention des inondations.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, « les grands domaines humides et marécageux, dont dispose cette agglomération qui participent en grande partie à la gestion de l'inondation dans les principales communes de la zone sud du Bénin, subissent malheureusement chaque année une forte pression humaine ».
Le gouvernement observe ainsi que « l'expansion de l'occupation humaine réduit leur portée et limite ainsi les résultats des grands projets d'assainissement pluvial en cours dans la plupart de nos centres urbains ». Une situation qui fragilise l’efficacité des infrastructures mises en place pour gérer les eaux de pluie dans ces villes.
Face à cette pression foncière et environnementale, l’exécutif a décidé d’engager un projet de délimitation et de protection de certaines zones jugées sensibles. Le compte rendu précise que « le présent projet, qui impactera environ 30 hectares de zones humides à délimiter dans la commune de Sèmè-Podji et 500 hectares de zones marécageuses à délimiter dans celle de Cotonou, a été initié en vue de préserver les plans d'eau naturels ».
Ce sont ces plans d’eaux qui , rappelle l’exécutif, «participent à la réduction des risques d'inondation et à la préservation des écosystèmes fauniques et aquatiques urbains».
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Gildas MAYODE
il y a 2 jours