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Aire marine protégée Bouche du Roy : le Bénin trace les frontières de la mer avec le soutien de l’Union européenne

Aire marine protégée Bouche du Roy : le Bénin trace les frontières de la mer avec le soutien de l’Union européenne

À 24 mètres de fond, au large du littoral béninois, une balise a été récemment posée. Premier jalon d'une zone marine protégée qui s'étendra de Togbin à Grand-Popo, ce geste technique engage l'avenir des écosystèmes côtiers et des communautés de pêcheurs qui en dépendent.

À 24 mètres de fond, au large du littoral béninois, une balise a été récemment posée. Premier jalon d'une zone marine protégée qui s'étendra de Togbin à Grand-Popo, ce geste technique engage l'avenir des écosystèmes côtiers et des communautés de pêcheurs qui en dépendent.

Une balise dans les eaux béninoises. Ancrée à 24 mètres de profondeur aux coordonnées GPS définies par le Centre National de Gestion des Réserves de Faune (CENAGREF), c’est une  première balise qui matérialise l’engagement de protéger juridiquement et physiquement les eaux béninoises les plus sensibles.

Le 1er avril 2026, l'Ambassadeur de l'Union européenne au Bénin, Stéphane Mund et les responsables du CENAGREF ont procédé à cet acte inaugural dans le cadre du projet “Appui à la gestion de la réserve de biosphère du Mono et de l'Aire marine protégée Bouche du Roy” pour un développement économique inclusif durable (AGEREB). L’objectif dudit projet est de faire des écosystèmes marins et lagunaires du littoral béninois non plus des ressources à épuiser, mais des moteurs de développement durable.

Une zone tampon entre l'homme et la mer

L'aire marine protégée (AMP) Bouche du Roy longe le littoral béninois sur toute sa longueur, de Togbin dans la commune d'Abomey-Calavi jusqu'à Grand-Popo, à la frontière avec le Togo. La mise en place de cette AMP répond à une logique écologique d’exclure  les activités de pêche d'un secteur délimité pour créer un espace de reproduction où les espèces aquatiques peuvent achever leurs cycles biologiques sans pression anthropique. 

Agissant en réservoir de biodiversité, les aires marines protégées servent également à alimenter naturellement les zones de pêche voisines grâce à leurs stocks et contribuent à assurer des revenus aux communautés littorales. C’est d’ailleurs sur ce principe que le CENAGREF, institution en charge de la gestion de cette aire, s'appuie pour convaincre les communautés locales de pêcheurs de l'intérêt de la zone protégée. 

« L’aire marine protégée est un outil de conservation essentiel pour protéger les écosystèmes. C’est un refuge pour la reproduction de la faune aquatique qui aura aussi un impact positif sur les zones de pêche voisines. C’est également un atout pour le développement touristique souhaité par le gouvernement béninois.», ont rapporté à ce sujet, les services de presse de la représentation de l’Union européenne au Bénin.

Au total, 76 bouées devraient être déployées pour matérialiser physiquement cette limite dans l'espace maritime.

 

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