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Modernisation du chemin de fer au Gabon : un pari de l’AFD pour le corridor Libreville - Franceville

Modernisation du chemin de fer au Gabon : un pari de l’AFD pour le corridor Libreville - Franceville

Au Gabon, l’AFD finance le programme de modernisation et de sécurisation pour contribuer à la modernisation des infrastructures de la ligne du Transgabonais, indispensables à la stabilisation d’un système de transport sûr et viable au service de l’économie gabonaise.

Au Gabon, l’AFD finance le programme de modernisation et de sécurisation pour contribuer à la modernisation des infrastructures de la ligne du Transgabonais, indispensables à la stabilisation d’un système de transport sûr et viable au service de l’économie gabonaise.

Illustration

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Le Gabon s’apprête à engager une nouvelle étape décisive dans la modernisation de son principal axe ferroviaire. Le programme de modernisation et de sécurisation de la ligne du Transgabonais, financé par l’Agence française de développement (AFD), doit permettre de consolider un système de transport stratégique pour la diversification de l’économie gabonaise et l’amélioration de la mobilité sur l’ensemble du territoire.

 

D’un montant de 173 millions d’euros, sous forme de prêt souverain, ce programme a démarré le 23 novembre 2025 pour une durée de six ans, avec une échéance fixée au 23 novembre 2031. Il couvre l’ensemble du corridor ferroviaire reliant Libreville à Franceville, soit près de 650 kilomètres traversant le cœur économique du pays.

 

 Un axe vital pour la connectivité nationale

Inscrit au cœur du Plan national de développement pour la transition 2024-2026, le Transgabonais constitue une infrastructure essentielle pour le Gabon. Chaque année, environ 300 000 passagers empruntent cette ligne, tandis que des millions de tonnes de fret - minier, forestier et marchandises diverses - y transitent, reliant le littoral aux zones intérieures.

 

Déjà engagé depuis 2016 dans un programme de remise à niveau soutenu par l’AFD, le réseau ferroviaire gabonais reste confronté à des défis structurels liés à l’usure des infrastructures, à la sécurité et à la capacité de transport. Ces contraintes ont rendu nécessaires de nouveaux investissements pour garantir la pérennité et la performance du service.

 

Le projet bénéficie également de l’appui de l’Union européenne, qui apporte un don additionnel de 30 millions d’euros, renforçant ainsi l’envergure financière et stratégique de l’opération.

 

05 composantes pour une modernisation en profondeur

 

L’objectif central du programme est de  fiabiliser, sécuriser et accroître les trafics ferroviaires, au bénéfice de l’ensemble des usagers, qu’il s’agisse du transport de passagers ou de fret. Il s’articule autour de cinq composantes principales.

 

La première concerne la remise à niveau des infrastructures ferroviaires les plus critiques, afin de réduire les risques d’incidents et d’améliorer la régularité des circulations. La seconde porte sur le renforcement de la superstructure ferroviaire, avec la poursuite des travaux de stabilisation de la plateforme, particulièrement exposée aux aléas climatiques.

 

Le projet prévoit également la mise en œuvre d’un plan d’action de réinstallation, destiné à accompagner les populations affectées par les travaux, dans le respect des normes sociales et environnementales. Une quatrième composante est consacrée à l’amélioration du transport de passagers, avec l’objectif d’offrir des conditions de voyage plus sûres et plus fiables. Enfin, un volet important concerne le renforcement des capacités de l’État gabonais et de la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG), concessionnaire de la ligne.

 

 Des impacts attendus sur la performance et la sécurité

À terme, le programme doit permettre de restaurer la capacité initiale de la voie, avec 16 sillons par jour, soit huit trains quotidiens dans chaque sens. L’augmentation de la capacité de transport par sillon doit favoriser une meilleure fluidité des trafics et répondre à la croissance des besoins logistiques du pays.

 

L’amélioration de la sécurité, de l’efficacité et de la fiabilité du transport ferroviaire figure parmi les impacts majeurs attendus, tout comme la garantie d’un accès équitable à la voie pour l’ensemble des usagers, qu’ils soient opérateurs de fret ou voyageurs. Le projet ambitionne également de renforcer durablement les capacités institutionnelles du concédant, l’État gabonais, et du concessionnaire, la SETRAG.

 

Au-delà de ses enjeux économiques, la modernisation du Transgabonais s’inscrit dans les Objectifs de développement durable des Nations unies, notamment l’ODD 11, consacré aux villes et communautés durables. En améliorant l’accès au transport, en renforçant la connectivité des territoires et en réduisant l’empreinte environnementale du fret, le projet entend contribuer à un développement plus inclusif et mieux planifié.

 

 

À l’horizon 2031, le Transgabonais modernisé est appelé à redevenir un pilier de la cohésion territoriale et un outil structurant de la transition économique gabonaise, dans un contexte où les infrastructures de transport demeurent un levier essentiel de souveraineté et de croissance.

 

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