Photo de famille des séminaristes
Des journalistes outillés pour une bonne couverture de la présidentielle du 12 avril 2026. Du 2 au 5 mars, la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) a animé à l’endroit de plusieurs dizaines de journalistes un séminaire de formation.
Pendant quatre jours, les professionnels des médias se sont vus rappeler les rôles des médias en période électorale, la feuille de route du reporter sur les élections, les défis de la logistique électorale, la centralisation des résultats électoraux de l’élection présidentielle, la gestion des contentieux électoraux, la gestion des sources et exigences déontologiques et les défis liés aux réseaux sociaux et l’exercice du journalisme en période électorale.
Les communications faites par les experts ont mis l’accent sur trois points essentiels. Le premier, l’importance d’éviter les interprétations hâtives, les annonces prématurées ou les analyses approximatives susceptibles de troubler l'opinion.
Le deuxième point, l'importance pour les professionnels des médias de maîtriser le cadre juridique encadrant les recours, les infractions électorales et les décisions des juridictions compétentes. Et le troisième, l’impératif de la vérification des sources, du respect du pluralisme, de l’équité dans l'accès aux médias, de la responsabilité dans le choix des mots et des images.
Directrice de cabinet du président de la HAAC, Kéïta Kérékou, a rappelé qu’en période électorale, les médias ne sont pas de simples observateurs.
« Ils sont des acteurs majeurs du processus démocratique. Ils informent, ils éclairent, ils apaisent. Par la qualité de leur production, ils contribuent à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions et dans les mécanismes d'évaluation du pouvoir », a-t-elle exposé. Surtout, dans un contexte marqué par la rapidité de circulation de l'information et la prolifération des contenus non vérifiés, a-t-elle poursuivi, la responsabilité implique aussi une grande vigilance accrue.
Kéïta Kérékou a remercié l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), partenaire de l’institution pour ‘’l’engagement commun en faveur de la démocratie, l'état de droit et le professionnalisme des médias dans l'espace francophone’’.
Secrétaire général de la HAAC et représentant du président du séminaire, François Awoudo a émis le souhait que les séminaristes repartent dans leurs rédactions avec ‘’la ferme conviction d’exercer leur métier avec encore plus de rigueur, d’éthique et de professionnalisme’’. « Ce séminaire ne doit pas rester un simple rendez-vous académique. Il doit être un point de départ, un engagement renouvelé à faire des médias béninois des références en matière de responsabilité, d'éthique et de crédibilité durant les échéances électorales à venir », a-t-il lancé.
Des séminaristes mis à jour
Les professionnels des médias se sont réjouis du séminaire de la HAAC. Une initiative qu’ils trouvent opportun. Journaliste à 24 Heures au Bénin, Akpédjé Ayosso assure être désormais aguerri pour mieux couvrir l’élection présidentielle du 12 avril. « Cette formation nous a permis de mieux comprendre les exigences spécifiques de la couverture médiatique d’une élection présidentielle. Les différentes communications, notamment sur le contentieux électoral et la gestion des sources, nous rappellent l’importance de la rigueur professionnelle dans le traitement de l’information », rapporte-t-elle.
Un autre séminariste, Sylvestre Tchomakou, journaliste à L'Economiste, dit sortir de la formation « moins ignorant de certaines spécificités liées à la couverture responsable et professionnelle d'une élection comme la présidentielle ».
« En sortant de cette rencontre, je me sens davantage outillé, aiguillonné à couvrir les élections à l'avenir avec plus de profondeur, d'impact auprès des audiences, dans ce contexte manichéen du numérique, et avec un attachement plus accru à l'éthique professionnelle », témoigne Sêmèvo Bonaventure Agbon, journaliste et directeur de publication de Bénin intelligent.
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