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Présidentielle 2026 au Bénin : GSR, parti de l'opposition, s'aligne derrière le duo Wadagni-Talata et se justifie

Présidentielle 2026 au Bénin : GSR, parti de l'opposition, s'aligne derrière le duo Wadagni-Talata et se justifie

Le parti d’opposition Grande solidarité républicaine (GSR) a officialisé, mardi 31 mars 2026 à Za-kpota, son soutien au duo Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata, candidat de la mouvance pour la présidentielle 2026.

Le parti d’opposition Grande solidarité républicaine (GSR) a officialisé, mardi 31 mars 2026 à Za-kpota, son soutien au duo Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata, candidat de la mouvance pour la présidentielle 2026.

Aïssatou Salifou Kassimou Bagana (au milieu),  présidente du Conseil national du parti GSR lisant la déclaration, ce mardi 31 mars 2026 à Za-Kpota

Aïssatou Salifou Kassimou Bagana (au milieu), présidente du Conseil national du parti GSR lisant la déclaration, ce mardi 31 mars 2026 à Za-Kpota

Grande Solidarité Républicaine soutient le duo Romuald Wadagni-Mariam Chabi Talata dans le cadre de la présidentielle 2026 au Bénin. Le parti d'opposition au régime de Patrice Talon a choisi de soutenir le duo de la mouvance. 

 

Ce choix officialisé mardi 31 mars 2026 à Za-Kpota est présenté comme stratégique, mûri à l’issue d’une concertation interne et fondé sur plusieurs critères jugés déterminants par les responsables du GSR. 

 

Dans une déclaration lue par la présidente du Conseil national du parti Aïssatou Salifou Kassimou Bagana, le GSR détaille les ressorts de son engagement aux côtés du duo Wadagni-Talata. La formation politique évoque d’abord un impératif d’adaptation à la dynamique en cours. « Nous avons l’impérieux devoir de ne pas ramer à contre-courant », affirme-t-il, situant d’emblée la décision dans une logique d’alignement stratégique.

 

La décision de s'aligner derrière le candidat soutenu par le président Talon, à en croire le parti, n'a pas été prise à la hâte. Le parti GSR indique avoir mis en place « un comité restreint de 3 membres » chargé d’analyser les options offertes par les deux duos en lice. Ce comité avait pour mission de « proposer la conduite à tenir ». Ses conclusions ont ensuite été examinées lors d’une session élargie du bureau politique, sous la présidence d’Antoine Guedou Vissétogbé, avec la participation des têtes de liste des 24 circonscriptions électorales.

 

Au cœur des critères d’évaluation, le parti cite « le parcours académique et professionnel des candidats », mais aussi « leur calme politique » et « leur sens d’écoute ». Le projet de société de Romuald Wadagni, intitulé « Plus loin ensemble », a également pesé dans la balance, notamment pour « son intention de se rapprocher des pays voisins pour un voisinage apaisé ».

 

Le parti GSR souligne par ailleurs la cohérence de cette orientation avec des prises de position antérieures. Dans son argumentaire, le parti met aussi en avant un environnement politique marqué par des soutiens de figures historiques. Il évoque « l’onction du Président Nicéphore Soglo », « l’aval du Président Adrien Houngbédji » et « celui du Président Bruno Amoussou ». Une convergence interprétée comme un signal fort, dans la continuité des choix opérés lors de la Conférence nationale de février 1990.

 

Le parti GSR insiste également sur la capacité du candidat à évoluer sur la scène internationale. L’objectif affiché est de « faire de notre prochain président, un président de toute la nation », capable de « faciliter l’entrée dans les milieux internationaux ». Le parti évoque en outre la nécessité d’« éviter les otages politiques », dans un contexte où il appelle à « l’amorce de la réconciliation et de l’unité nationale ».

 

S’inscrivant dans cette dynamique, la formation politique affirme vouloir « saisir la main tendue du Président Talon à travers le candidat Wadagni », estimant que ce dernier se positionne « à équidistance de toutes les sensibilités de l’échiquier politique ». 

 

Le parti GSR conclut son annonce en appelant ses militants et sympathisants à suivre cette orientation, réaffirmant son attachement « à la démocratie et à l’état de droit, à la justice et à la prospérité partagée ». 

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