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Présidentielle 2026 au Bénin : la vision de Paul Hounkpè pour le secteur de l'éducation

Présidentielle 2026 au Bénin : la vision de Paul Hounkpè pour le secteur de l'éducation

Structuré en 17 axes stratégiques, le projet de société du duo candidat à la présidentielle du 12 avril 2026 au Bénin, Paul Hounkpè fait de l’éducation un levier central de transformation. Accès universel, qualité de l’enseignement, réforme du système et adéquation avec l’emploi composent l’ossature des propositions dévoilées.

Structuré en 17 axes stratégiques, le projet de société du duo candidat à la présidentielle du 12 avril 2026 au Bénin, Paul Hounkpè fait de l’éducation un levier central de transformation. Accès universel, qualité de l’enseignement, réforme du système et adéquation avec l’emploi composent l’ossature des propositions dévoilées.

Paul Hounkpè, candidat de la FCBE pour la présidentielle 2026 au Bénin

Paul Hounkpè, candidat de la FCBE pour la présidentielle 2026 au Bénin

Paul Hounkpè propose une vision articulée autour de l’éducation comme socle du développement. Le projet de société du candidat de la Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) a été présenté, vendredi 27 mars 2026 aux Béninois devant militants, sympathisants et figures politiques.

 

L’éducation s’impose comme la priorité affichée du projet de société du candidat à la présidentielle du 12 avril 2026. Portée par une ambition d’inclusion et de performance, cette orientation vise à « assurer l’accès de tous à une éducation et formation de qualité, d’égalité et d’apprentissage tout au long de la vie ». Dans ce document structuré en 17 axes stratégiques, Paul Hounkpè met en avant une réforme en profondeur du système éducatif béninois.

 

« Le pilier du développement d’une Nation c’est l’éducation. Pour cette raison, il faut offrir toutes les opportunités de formation dans tous les domaines de compétence », affirme le candidat. Il insiste sur la nécessité d’ouvrir le champ des compétences, quitte à aller les chercher hors du territoire national : « Si ces compétences n’existent pas sur place, il faut aller les chercher ailleurs. Il est donc indispensable de former les élites et de faire l’effort de concevoir par nous-mêmes ».


Un diagnostic sévère du système éducatif

 

Le diagnostic dressé met en lumière plusieurs défis persistants. La question de la rétention des apprenants, notamment au primaire, demeure une préoccupation majeure. « Les niveaux de connaissance restent insuffisants comme le confirment les examens nationaux », souligne le projet. À cela s’ajoutent des disparités de genre qui, si elles sont faibles au primaire, deviennent plus marquées dans le secondaire et le supérieur.

 

Le document évoque également une inadéquation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi, ainsi que des insuffisances dans la gestion du corps enseignant. Le système de recrutement est jugé défaillant, tout comme les conditions sociales des aspirants au métier d’enseignant (AME). Le manque d’infrastructures, d’enseignants qualifiés et de centres universitaires thématiques figure parmi les contraintes identifiées.

 

La gouvernance du système éducatif est aussi pointée du doigt, avec des critiques sur la nomination des responsables académiques et la gestion des œuvres universitaires. Les programmes scolaires, notamment l’approche par compétence, sont jugés « inadaptés à nos réalités », tandis que les curricula sont considérés comme « en inadéquation avec le marché de l’emploi ».

 

Des réformes structurelles et des mesures ciblées

 

Face à ces constats, le duo Hounkpè-Hounwanou décline une série de mesures visant à restructurer le système. Entre autre : changer le statut des AME. « Lorsque nous serons là, nous ferons en sorte que les enseignants soient auréolés. Il n'existera plus la dénomination honteuse de AME », a-t-il déclaré, lors d'un meeting.

Le candidat de la FCBE promet de reverser les AME dans la fonction publique, soit en tant que permanent ou contractuel. Il annonce le renforcement de leur formation. « Donner une formation adéquate aux enseignants est le gage d’un encadrement approprié des apprenants », précise le projet.

 

L’accès universel à l’éducation est également au cœur des engagements, avec la volonté de rendre obligatoire et gratuit l’enseignement maternel et primaire. La construction d’infrastructures adaptées à la massification du système éducatif et une meilleure répartition géographique des établissements sont envisagées pour réduire les disparités.

 

Dans l’enseignement supérieur, les propositions portent sur la réforme des inscriptions, des allocations universitaires et de la gestion des œuvres sociales. Le projet prévoit aussi la déconcentration des services de la Direction des Bourses et Allocations Universitaires (DBAU), ainsi que la restauration de l’élection des doyens par leurs pairs.

 

Le duo entend également promouvoir la recherche scientifique et technique, avec un financement accru et la protection de la propriété intellectuelle. « Financer la recherche dans le domaine scientifique et technique et assurer la protection de la propriété intellectuelle » figure parmi les engagements formulés.

 

L’introduction des langues nationales dans le système éducatif, la réhabilitation des écoles normales et la création de lycées techniques et professionnels complètent les mesures envisagées. Le projet met aussi l’accent sur la formation continue, l’élargissement des filières et le développement de partenariats entre universités publiques et privées.

 

La réforme institutionnelle n’est pas en reste, avec la proposition de gérer l’éducation à travers un seul ministère et de supprimer le Conseil national de l’éducation. L’objectif affiché est de rationaliser la gouvernance du secteur. « Former, encadrer et innover pour bâtir une Nation compétitive », résume le candidat, en présentant l’éducation comme la matrice de son ambition pour le Bénin.

 

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