Donald Trump, 47e président des États-Unis d'Amérique
Le risque de crime de guerre ne dissuade pas Donald Trump. Le président des États-Unis d’Amérique a intensifié ses menaces de dévaster les ponts et les centrales électriques iraniennes si le pays n’acceptait pas un cessez-le-feu avant la soirée du mardi 7 avril 2026.
« Nous avons un plan, grâce à la puissance de notre armée, dans lequel chaque pont en Iran serait détruit d’ici à [mardi, 23 h 59], et toutes les centrales électriques du pays seraient hors service, en feu, en train d’exploser et définitivement inutilisables. Je veux dire une destruction totale d’ici à minuit [mercredi], et cela pourrait se produire en l’espace de quatre heures si nous le voulions », rapporte Le Monde.
« Nous devons parvenir à un accord qui me convienne [...] et une partie de cet accord sera que nous voulons la libre circulation du pétrole et de tout le reste », a-t-il ajouté.
Il a donné peu de détails sur ce qu’un tel accord permettrait d’obtenir, au-delà du rétablissement du transport pétrolier depuis le golfe Persique, qui était ouvert avant le début de la guerre qu’il a lancée.
Le chef de l’État américain a indiqué qu'il ne s'inquiétait pas du risque de commettre des crimes de guerre en Iran s'il mettait à exécution sa menace de bombarder des infrastructures civiles. « Cela ne m'inquiète pas », a déclaré Donald Trump, rapporte BFMTV.
Pour le locataire de la Maison Blanche, le crime de guerre serait plutôt de laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire.
Donald Trump a avancé une autre justification en évoquant les répressions de manifestations par les autorités iraniennes. « Ils tuent des manifestants. Ce sont des animaux », a estimé Donald Trump.
Toujours lundi 6 avril 2026, la Maison Blanche a confirmé que des pays médiateurs avaient proposé un cessez-le-feu de 45 jours en Iran, en ajoutant que Donald Trump n'avait pas validé cette idée.
Habitué des ultimatums repoussés, que ce soit vis-à-vis de la Russie ou de l’Iran, le président des États-Unis semble cette fois décidé de mettre en exécution sa menace d’escalade majeure, consistant à viser les infrastructures civiles de l’Iran.
Le 17 mars 2026, Joseph Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, a annoncé sa démission, invoquant un désaccord profond avec la stratégie militaire engagée en Iran et dénonçant une guerre qu'il refuse de cautionner.
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