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CRIET : des preuves de cybercriminalité retrouvées dans le téléphone d’un jeune interpellé pour agression sur policier

CRIET : des preuves de cybercriminalité retrouvées dans le téléphone d’un jeune interpellé pour agression sur policier

Au Bénin, la CRIET a ouvert le dossier d’un jeune homme poursuivi pour escroquerie via internet. Le mis en cause a été interpellé après avoir agressé un agent de la police judiciaire.

Au Bénin, la CRIET a ouvert le dossier d’un jeune homme poursuivi pour escroquerie via internet. Le mis en cause a été interpellé après avoir agressé un agent de la police judiciaire.

Un jeune de la trentaine est jugé pour cybercriminalité alors qu’il a été interpellé pour agression sur un fonctionnaire de police. Le prévenu a comparu à l’audience correctionnelle de la CRIET, jeudi 30 avril 2026, à l’ouverture de son procès. 

 

Comment s’est-il retrouvé là ? Selon l'accusation présentée à la Cour, le jeune a agressé un agent de la police judiciaire en exercice. En état d’ivresse, il s’est retrouvé tout seul dans un endroit isolé et sombre. Une patrouille de la police a remarqué sa présence dans l’obscurité. 

 

Un policier de l’unité en patrouille se serait rapproché de lui pour comprendre ce qui lui arrivait. Constatant son état d’ivresse, l’agent de police aurait décidé de l’aider à quitter l’endroit sombre et isolé mais le jeune se serait opposé. Selon le ministère public, le mis en cause est allé jusqu'à porter la main sur le fonctionnaire de police. 

 

Il a été interpellé et mis en examen pour agression sur un agent de police. Comme le dit l’adage “un malheur n’arrive jamais seul”, le jeune s’est retrouvé sous le coup d’une autre infraction. 

 

Accusation de cybercriminalité 

 

Le prévenu est poursuivi également pour les faits d’escroquerie via internet. Selon le ministère public, les extractions du téléphone du prévenu ont permis de constater qu’il s'adonne à la cybercriminalité. Invité sur l’estrade des accusés, le jeune a reconnu son agression sur le policier mais il a expliqué qu’il n’avait pas toute sa lucidité. 

 

Concernant l’infraction de la cybercriminalité, le prévenu a rejeté l’accusation. Il a déclaré devant les juges n’avoir jamais essayé d’escroquer quelqu'un. Il ajoute ne pas connaître comment cela se fait. Face à ces accusations, le ministère public a requis une peine d'emprisonnement ferme à son encontre. 

 

Le substitut du procureur spécial a proposé à la Cour de le condamner à 48 mois de prison ferme et à un million de FCFA d’amende. Le délibéré est attendu le 25 juin 2026. 

 

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