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Parrainage au Bénin : nouvelle voix discordante contre la position de la CENA

Parrainage au Bénin : nouvelle voix discordante contre la position de la CENA

Au sein de la société civile béninoise, la lecture de la Commission électorale sur le parrainage des candidats à la présidentielle est contestée par Me Sadikou Alao. Le président de l’organisation internationale non gouvernementale Gerddes-Afrique pense que la lecture de la CENA est « crisogène ».

Au sein de la société civile béninoise, la lecture de la Commission électorale sur le parrainage des candidats à la présidentielle est contestée par Me Sadikou Alao. Le président de l’organisation internationale non gouvernementale Gerddes-Afrique pense que la lecture de la CENA est « crisogène ».

sadikou-alaoSadikou Alao, président de Gerddes-Afrique

Nouvelle voix discordante contre la lecture de la Commission électorale nationale autonome à propos du parrainage. Vendredi 2 octobre 2020, lors d’une rencontre à la Commission électorale avec la société civile, Me Sadikou Alao a critiqué la lecture que fait l’institution chargée des élections de la disposition relative au parrainage.

Selon la Commission électorale, le parrainage se fera de façon individuelle à travers un formulaire nominatif qui sera distribué aux 77 maires et 82 députés. La Commission électorale a également fait savoir qu’elle garantira l’anonymat du parrainage et ne publiera pas la liste des députés et maires ayant parrainé un candidat.

« Le fait de rendre le parrainage anonyme le rend crisogène », a réagi Me Alao rapporté par La Nouvelle Tribune. Le président de Gerddes-Afrique juge que « le parrainage, en l’état, ouvre la porte à toutes les surenchères ». Pour l’avocat et acteur de la société civile, le parrainage comporte des « déboires » qu’il faut extirper de la loi électorale.

Me Sadikou Alao n’est pas le seul à critiquer la lecture de la Commission électorale pourtant apprécier par la Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE), parti d’opposition au régime du président Patrice Talon. Avant l’avocat, le député Abdoulaye Gounou avait jugé la lecture de la CENA « contraire à l’esprit de la loi sur la réforme du système partisan». « Cela peut ouvrir un marché de parrainage et affaiblir le parti au détriment de l’individu », avait-il déclaré mardi 29 septembre dernier avant de proposer « la CENA convoie les formules individuelles établie au nombre de chaque parrain au siège de national de chaque parti ».