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Arrestation de Reckya Madougou: Soumanou Djimba réclame ''toute la lumière''

Arrestation de Reckya Madougou: Soumanou Djimba réclame ''toute la lumière''

Le candidat de la FCBE, Alassane Soumanou alias Djimba, a réagi à l’interpellation puis la garde à vue de l’opposante Reckya Madougou.

Le candidat de la FCBE, Alassane Soumanou alias Djimba, a réagi à l’interpellation puis la garde à vue de l’opposante Reckya Madougou.

Alassane Soumanou

Alassane Soumanou alias Djimba s’est exprimé sur l’arrestation de l’opposante Reckya Madougou. En tournée nationale de sensibilisation depuis trois jours, l’adversaire du président Patrice Talon à l’élection présidentielle du 11 avril 2021 a évoqué l’interpellation puis la garde à vue de l’opposante.

« Nous lui souhaitons vivement qu’elle recouvre sa liberté », a déclaré Alassane Soumanou dit Djimba.

L’ancienne ministre Reckya Madougou a été interpellée par la police républicaine mercredi 3 mars alors qu’elle sortait d’un meeting de l’opposition. Lors d’une sortie médiatique ce jeudi 4 mars 2021, le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), Mario Mètonou, a expliqué que l’opposante a été arrêtée parce qu’elle est « gravement mise en cause » dans une affaire de terrorisme.

Selon les éléments présentés par le procureur spécial, Reckya Madougou a sollicité par l’intermédiaire d’un proche, Georges Sacca, les services d’un ex-colonel de la gendarmerie à la retraite pour l’élimination physique de deux autorités politiques dans la ville de Parakou. Cela, dans le dessein de provoquer un chaos et obtenir l’arrêt du processus électoral dans le cadre de l’élection présidentielle.

Mercredi 3 mars, quelques heures après l’arrestation de sa cliente, Me Renaud Agbodjo, sur RFI, a dit être surpris par l’interpellation de l’opposante. L’avocat a dénoncé d’une interpellation « arbitraire et illégale ».

« Nous voulons que toute la lumière soit faite afin que nous comprenions ce qui s’est passé exactement », a réclamé Alassane Soumanou, affirmant faire « confiance à notre justice ».

Alassane Soumanou a également réagi aux appels à la violence. « Nous souhaitons que tous ceux qui ont des intentions, tous ceux qui veulent que les élections soient troublées réfléchissent que lorsqu’une guerre commence, on sait là où ça débute mais on ne sait pas là où ça finit. On reconnait toujours les premiers morts mais on en sait pas si on est soi-même le dernier mort », a-t-il déclaré.