Archives

Burkina Faso : les militaires menacés de sanctions si l’ex-président Kaboré n’est pas libéré

Burkina Faso : les militaires menacés de sanctions si l’ex-président Kaboré n’est pas libéré

Les militaires burkinabè pourraient subir des sanctions après le Coup d’Etat si l’ex-président Roch Kaboré n’est pas libéré dans un bref délai. L’annonce a été faite à l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO tenu le jeudi 3 février 2022 à Accra.

Les militaires burkinabè pourraient subir des sanctions après le Coup d’Etat si l’ex-président Roch Kaboré n’est pas libéré dans un bref délai. L’annonce a été faite à l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO tenu le jeudi 3 février 2022 à Accra.

paul-henri-damiba

Paul-Henri Sandaogo Damiba, chef de la junte burkinabè au pouvoir

 

Les militaires burkinabè menacés de sanctions en cas de non libération du président Kaboré. C’est entre autres l’une des décisions prises par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), lors de son dernier sommet à Accra. Selon le communiqué final de la rencontre, la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation sous-régionale est préoccupée par le « maintien en détention » du désormais ex-président du Burkina Faso. « Au vu de ce qui précède et sous peine de sanctions, la Conférence exige la libération sans condition du président Roch Marc Christian Kaboré », lit-on dans le document.

Lors de ce sommet extraordinaire, les dirigeants ouest africains ont confirmé la suspension du Burkina Faso de la CEDEAO, jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel. Ils ont également appelé les militaires à « mettre en place les organes de transition, à adopter un calendrier électoral et favoriser le retour de l’ordre constitutionnel le plus rapidement ».  A cet effet, souligne le communiqué, la commission de la CEDEAO a été instruite à « maintenir le contact avec les nouvelles autorités, à travers la mise ne place de mécanismes de suivi » pour accompagner la transition. L’Union Africaine (UA) et les Nations Unies seront associées à ces mécanismes.

Le régime du président Rock Marc Kaboré a été renversé le 24 janvier 2022 par le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR). Depuis lors, la constitution et toutes les institutions républicaines ont été dissoutes. Le pays est dirigé par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, chef des militaires à l’origine du coup d’Etat.