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Gabon : Oligui Nguéma affirme que le retrait militaire français s'est fait à la demande de Paris

Gabon : Oligui Nguéma affirme que le retrait militaire français s'est fait à la demande de Paris

Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguéma assure que la coopération franco-gabonaise demeure "au beau fixe" malgré le retrait des forces françaises du camp De Gaulle. Selon lui, cette réorganisation militaire a été initiée par la France et ne résulte d'aucune volonté d'expulser les soldats français du Gabon.

Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguéma assure que la coopération franco-gabonaise demeure "au beau fixe" malgré le retrait des forces françaises du camp De Gaulle. Selon lui, cette réorganisation militaire a été initiée par la France et ne résulte d'aucune volonté d'expulser les soldats français du Gabon.

Brice Clotaire Oligui Nguéma, Président du Gabon

Brice Clotaire Oligui Nguéma, Président du Gabon

Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a tenu à dissiper toute ambiguïté sur les relations entre Libreville et Paris. Dans une interview accordée à France 24, le chef de l'État a affirmé que la coopération entre les deux pays reste solide, tout en revenant sur le départ des militaires français du camp De Gaulle, une décision qu'il attribue entièrement aux autorités françaises.

« La coopération est au beau fixe », a déclaré le président gabonais, rejetant toute idée d'une rupture diplomatique ou militaire avec l'ancienne puissance coloniale.

Interrogé sur la réorganisation de la présence militaire française au Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguéma a insisté sur un point qu'il considère essentiel : le retrait français n'a pas été imposé par Libreville.

« C'est la France elle-même qui a demandé de se retirer du camp De Gaulle. Nous ne les avons pas chassés comme ailleurs », a affirmé le président.

Par cette déclaration, le chef de l'État établit une distinction avec d'autres pays d'Afrique de l'Ouest et du Sahel où les autorités ont officiellement exigé le départ des troupes françaises, dans un contexte de fortes tensions diplomatiques.

Selon Oligui Nguéma, le cas gabonais relève d'une logique différente. Le retrait s'inscrit dans la restructuration décidée par Paris de son dispositif militaire sur le continent africain et non dans une détérioration des relations bilatérales.

 

 Une coopération préservée

Le président gabonais assure que les liens entre Libreville et Paris demeurent étroits malgré cette évolution.

La coopération entre les deux États continue de couvrir plusieurs domaines, notamment la défense, la formation, l'économie, les investissements ainsi que les échanges diplomatiques. Pour le chef de l'État, la réduction de la présence militaire française ne remet nullement en cause le partenariat historique entre les deux pays.

Cette position contraste avec les crises qui ont conduit au départ précipité des forces françaises du Mali, du Burkina Faso ou encore du Niger, où les gouvernements militaires avaient publiquement dénoncé les accords de défense avec Paris.

Les propos de Brice Clotaire Oligui Nguéma interviennent alors que la France poursuit la transformation de son dispositif militaire en Afrique. Dans sa nouvelle dynamique, Paris réduit progressivement ses effectifs permanents et privilégie désormais des formes de coopération fondées sur la formation, le conseil et les partenariats avec les armées nationales.

 

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