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Bénin : Patrice Talon justifie la mise à la retraite d’office de centaines de policiers, douaniers, militaires

Bénin : Patrice Talon justifie la mise à la retraite d’office de centaines de policiers, douaniers, militaires

Le président Patrice Talon a justifié, jeudi 8 février 2024, la mise à la retraite d’office de plusieurs centaines de policiers, douaniers, militaires, eaux, forêts et chasse.

Le président Patrice Talon a justifié, jeudi 8 février 2024, la mise à la retraite d’office de plusieurs centaines de policiers, douaniers, militaires, eaux, forêts et chasse.

Patrice Talon face à la presse jeudi 8 février 2024

Patrice Talon face à la presse jeudi 8 février 2024

Réaction du président de la République sur la mise à la retraite d’office de plusieurs fonctionnaires des forces de défense et de sécurité et assimilés. Le chef de l’État béninois, Patrice Talon a expliqué le bien-fondé de la décision prise par le gouvernement. C’était, jeudi 8 février 2024 lors d'une conférence de presse qu'il a animée.

 

 

Selon le président Talon, la mise à la retraite d’office est motivée par le souci de non seulement rajeunir l’effectif des forces de sécurité et de défense, mais aussi de lui offrir un équilibre en termes de ratio de commandement. Il a fait savoir que la pyramide de commandement dans les forces de sécurité et de défense n’est pas respectée au Bénin. « Au Bénin, nous avons une pyramide inversée. Il y a plus de commandants que de personnes à commander. Et nous avons dit qu’il faut redresser la pyramide », a souligné.

 

 

Le chef de l’État a expliqué cette pyramide inversée par la fait que le nombre d’officiers et de sous-officiers dépassent le nombre de personnes à commander. Alors que, explique le président béninois, il devrait avoir plus de jeunes à commander que des chefs au niveau des forces de sécurité et de défense.

 

 

La recherche de l’efficacité

 

En prenant cette décision d’envoyer plusieurs hauts gradés à la retraite d’office, le président dit être à la recherche de plus d'efficacité dans l’armée et la police. « On ne peut plus envoyer un officier de 40 ans, 50 ans au front. Il n’a même plus la force de courir et d’être agile pour faire face aux problèmes que nous avons », a-t-il signifié. Les défis liés à l’insécurité et le terrorisme, assure le président Talon, ne permettent plus d'avoir beaucoup trop d’officiers mais de plus jeunes dans les fleurs de l’âge.

 

 

« Nous avons besoin de jeunes pour constituer notre réelle force de sécurité et de défense. Des jeunes qui forts vaillants, agiles qui sont encore dans les forces de l’âge pour être envoyés dans les quartiers, parcourir des distances sous le soleil. On ne peut pas mettre un agent de 50 ans 60 ans pour poursuivre un voyou », a martelé le chef de l’État.

 

 

Patrice Talon a expliqué que les derniers recrutements de jeunes dans les forces de sécurité et de défense visent à compenser le ratio. Sur les critères de sélection des fonctionnaires mis à la retraite d’office, le chef de l’État a fait savoir que le travail a été confié à une commission. La commission s’est, selon le président Talon, basée « des insuffisances au niveau physique, au niveau de la santé et sur les notations de mérites ».

 

 

Les critères de disponibilité et de régularité ont été également mis en valeur. « Il y a des gens qui n’ont pas de problèmes physique ni de santé, mais qui sont moins disponibles. D’autres depuis quelque temps, n’ont plus été au commandement », a fait savoir le patron du palais de La Marina.

 

Les mesures compensatoires

 

Le président Patrice Talon a réagi au débat qui se fait sur la chute de revenu des fonctionnaires mis à la retraite d’office. Le chef de l’État a reconnu que la pension n’est jamais égale au salaire. Mais le président a rassuré que la chute du revenu sera compensée sur une période de deux (2) ans. Sur cette période, a-t-il insisté, le fonctionnaire ne va pas subir de perte de revenu.

 

 

« Si un fonctionnaire va à la retraite avec 200 mille de pension mensuelle pour un salaire mensuel qui était de 300 mille, pendant les deux premières années, il va toucher en plus de sa pension normale un montant de 100 mille qui est la différence entre la pension et le salaire ». a expliqué le président.

 

 

Cet écart sera payé sur les deux premières années après la mise à la retraite d’office. « Pendant deux ans, il peut faire des affaires, rester chez lui et toucher sa pension et il n’a pas de perte de revenu » a-t-il fait comprendre ajoutant que « tous ceux qui sont concernés auront un traitement particulier de sorte que personne n’est une chute de revenu pendant les deux ans ».

 

 

Mais la mesure n'est pas étendue que sur deux années. Pour les fonctionnaires mis à la retraite d’office à quatre ans de leur retraite normale, ils bénéficieront de la moitié de la compensation les deux autres années. C’est-à-dire en plus de la pension de 200 mille, ils percevront 50 mille au lieu de 100 mille et ce pendant deux ans. Pour le chef de l’État, « c’est à saluer » comparant l’effort financier à d'autres pays. « On ne peut pas se développer sans sacrifice », a conclu le président de la République.  

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