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Crise à la Cedeao : Prof. Victor Topanou met le doigt sur les causes et propose une solution

Crise à la Cedeao : Prof. Victor Topanou met le doigt sur les causes et propose une solution

Au Bénin, le député de la mouvance parlementaire, Victor Topanou relève deux problèmes qui minent la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Il parle de fraudes lors des élections dans les pays francophones et fait une proposition.

Au Bénin, le député de la mouvance parlementaire, Victor Topanou relève deux problèmes qui minent la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Il parle de fraudes lors des élections dans les pays francophones et fait une proposition.

Victor Topanou, député du parti Union progressiste le renouveau

Victor Topanou, député du parti Union progressiste le renouveau

La résurgence des coups d’Etats et l’avènement de l’Alliance, la Cedeao se retrouve à une étape où elle se doit de se réinventer. Pour cela, il faut d’abord relever les problèmes qui minent l’instance sous régionale. Le professeur Victor Topanou s’est livré à l’exercice et relève deux problèmes dans une émission sur Reporter Benin monde.

 

Il évoque d’abord le problème de « l’unanimité de la démocratie dans nos sociétés ». Le député estime qu’il est nécessaire de voir si les pays d’Afrique de la sous-région veulent ou non de la démocratie. A la vue de certains compromis dans les textes de la Cedeao, il se demande si ce n’est pas parce que les Etats ne voulaient pas de la démocratie que les textes sont ainsi.

 

Il relève que dans l’espace Cedeao, il y a un malaise intellectuel : « avouer que l’option démocratique ne fait pas encore l’unanimité dans le milieu intellectuel, politique de l’Afrique de l’Ouest ». Victor Topanou trouve que des intellectuels comme des historiens, des sociologues tirent des choses de la tradition africaine pour contester la démocratie telle qu’elle se déroule aujourd’hui.    

 

Le second problème de la Cedeao est lié aux pays francophones. « Au-delà de l’absence de l’unanimité sur le principe de la démocratie dans notre sous-région, il y en réalité le problème francophone », a affirmé le député de l’Union progressiste le renouveau. Il soutient que le problème de la Cedeao, « c’est les francophones ».

 

Topanou explique qu’il n’a jamais vu dans l’histoire des pays anglophone de la région, « une révision de la constitution qui ait induit un débat sur la nouvelle constitution, un débat sur la nouvelle République, un débat pour que le compteur soit remis à zéro ». Ensuite, « ... Tout le monde le sait... Dans les pays francophones, aujourd'hui vous faites une élection, vous êtes sûr qu'il y a fraude... Une élection dans un pays francophone, c'est d'abord la fraude... Ça se définit par le mot fraude... Et quand on n'est pas d'accord, on est hypocrite... Il y a les fraudes matérielles, les fraudes institutionnelles... ».

 

Une porte de sortie

 

Face à ces problèmes, le professeur Victor Topanou estime qu’il faudra un référendum. Et pour ce référendum, il propose un sujet simple : « Est-ce que vous être d’accord ou non d’être membre de la Cedeao démocratique ? ». L’enseignant de droit est convaincu que le ''Oui'' va l’emporter. Cela va obliger les chefs d’Etat « qui nous retardent » à s’aligner sur « un mandat de démocratie » voulu par les peuples. Après, « on va renforcer la culture du référendum pour renforcer la culture démocratique afin de mettre la pression sur les gouvernants ».

 

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