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Interdiction des meetings de Les Démocrates: les militants de la 16ème circonscription électorale dénoncent et prennent à témoin

Interdiction des meetings de Les Démocrates: les militants de la 16ème circonscription électorale dénoncent et prennent à témoin

Le parti de l’opposition “Les Démocrates” a tenu une séance d’échanges politiques avec ses militants dans la 16ᵉ circonscription électorale (Cotonou) pour dénoncer « les interdictions répétées des meetings de l’opposition » et prendre à témoin les acteurs politiques, les leaders d'opinion, la société civile et la communauté internationale.

Le parti de l’opposition “Les Démocrates” a tenu une séance d’échanges politiques avec ses militants dans la 16ᵉ circonscription électorale (Cotonou) pour dénoncer « les interdictions répétées des meetings de l’opposition » et prendre à témoin les acteurs politiques, les leaders d'opinion, la société civile et la communauté internationale.

Vue partielle des participants au meeting du parti Les Démocrates à Cotonou, © Banouto 22 février 2025

Vue partielle des participants au meeting du parti Les Démocrates à Cotonou, © Banouto 22 février 2025

« Non à l’interdiction des meetings de l’opposition ». C’est le cri de ralliement scandé samedi 22 février 2025 par les militants du parti de l’opposition Les Démocrates dans la 16ᵉ circonscription électorale (du 7ème au 13ème arrondissement de Cotonou).

 

Ils se sont réunis à Vidolé, siège de l'ancienne RB, pour dénoncer « les interdictions à n’en point finir et systématiques des réunions qu’ils organisent pour discuter avec les militants ». 

 

Faisant suite à la conférence de presse tenue le mardi 11 février 2025 à Cotonou par les députés du parti pour exprimer leur ras-le-bol suite à l’interdiction de plusieurs de leurs activités sur le terrain, ils se sont engagés à poursuivre les dénonciations jusqu’à ce qu’aucun de leurs meetings ne soit plus interdit.

 

À l’ouverture de la séance, une minute de silence a été observée en la mémoire du ministre défunt Yves Kouaro Chabi, décédé dans un accident de la circulation dans la nuit du 20 février 2025 à l'entrée de Parakou.

 

Lors des échanges, le parti dit avoir vu plusieurs fois ses rencontres refusées par les autorités municipales ou communales. La dernière en date, rappellent les leaders, est survenue le dimanche 9 février 2025 à Tankpè dans la commune d’Abomey-Calavi.

 

Contacté à l'époque par Banouto, le maire Angelo Ahoundjinou avait justifié l’interdiction de la rencontre par un défaut d’autorisation. Il avait indiqué que le parti dirigé par l’ex-chef d’État Boni Yayi n’était pas allé au bout des démarches administratives pour que le meeting soit autorisé.

 

Le député Joel Godonou rejette ce justificatif du maire. Il y trouve un alibi pour justifier « une violation des acquis démocratiques ». « Il y a une tentative de mutiler l’opposition, de l’empêcher de discuter avec le peuple », estime-t-il.

 

Le député de la 9ᵉ législature argue que la démocratie ne se résume pas seulement à l’organisation des élections, mais passe aussi par la liberté d’expression.

 

« Mes chers amis, le peuple béninois mérite mieux. Il mérite un débat libre. Il mérite la confrontation des projets de société, c'est ça notre leitmotiv au niveau des Démocrates. Il mérite de choisir librement ses dirigeants, sans pression et sans manipulation », a-t-il ajouté.

 

Abondant dans le même sens que le vice-président dans le département du Littoral, le secrétaire administratif adjoint du parti, Jean-Luc Dossou Dossa a dénoncé une entrave à l’expression politique et des « stratagèmes d’intimidation ».

 

Pour lui, les actes qu’ils dénoncent n’ont pas droit de cité dans un pays démocratique et surtout contre « le parti Les Démocrates, un parti de paix ». « Nous ne sommes pas un parti de violence. Donc, on doit pouvoir nous laisser continuer à nous réunir partout », a-t-il estimé.

 

« Les partis politiques vivent des réunions, poursuit-il. Si vous ne vous réunissez pas, comment allez-vous savoir qu’il y a telle ou telle chose ? Comment pouvons-nous faire nos formations ? Comment allons-nous nous préparer pour les prochaines élections ? »

 

Selon Jean-Luc Dossou Dossa, tout porte à croire que le régime de Patrice Talon a « peur » pour les échéances électorales de 2026. « Ils ont peur parce qu’ils savent que lors des prochaines élections, nous allons gagner sur toute la ligne. Voilà pourquoi ils nous intimident », a-t-il argué.

 

Des appels lancés

 

L’honorable Joël Godonou, vice-président du parti pour le compte du département du Littoral, a appelé les leaders d'opinion, la société civile, les partis politiques, y compris ceux de la mouvance, la communauté nationale, la communauté internationale, les partenaires techniques et financiers, à être témoins de « tous ces délits et à exiger le respect des principes démocratiques ».

 

Il a aussi interpellé les autorités du pays pour que les meetings de la formation politique ‘‘Les Démocrates’’ soient autorisés.

 

« Nous interpellons donc les autorités à tous les niveaux à cesser d'étouffer l'opposition. Gouverner, c'est accepter la critique et surtout le débat public », a-t-il lancé.

 

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