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Romuald Wadagni candidat à la présidentielle 2026: vers un remaniement du gouvernement ?

Romuald Wadagni candidat à la présidentielle 2026: vers un remaniement du gouvernement ?

La désignation de Romuald Wadagni comme candidat de la mouvance présidentielle à l’élection de 2026 pourrait conduire à un remaniement ministériel.

La désignation de Romuald Wadagni comme candidat de la mouvance présidentielle à l’élection de 2026 pourrait conduire à un remaniement ministériel.

Patrice Talon, président du Bénin

Patrice Talon, président du Bénin

Wadagni candidat, une réorganisation au sommet de l’Exécutif pourrait s'en suivre. À moins de huit mois de la présidentielle de 2026 au Bénin, le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni est le candidat du camp présidentiel. Une nouvelle qui pose immédiatement la question de sa présence au gouvernement.

 

La loi électorale au Bénin n’impose pas de façon stricte à un ministre de démissionner dès qu’il devient candidat, sauf dispositions particulières. Mais des débats récurrents reviennent sur la nécessité d’instaurer une telle règle pour éviter toute suspicion de favoritisme ou de déséquilibre dans la compétition. 

 

On se souvient encore de 2016 où la Conférence épiscopale du Bénin était montée au créneau pour exiger la démission du premier ministre béninois d’alors Lionel Zinsou, candidat dauphin de Boni Yayi à l’élection présidentielle de 28 février 2016.

 

De nombreuses personnalités politiques avaient aussi exigé la démission du premier ministre pour garantir l’équité, l’égalité des candidats à la succession du président Boni Yayi. Ces personnes ont estimé qu'il il y avait une confusion, à dessein, entre le premier ministre et le candidat.

 

Face à la polémique, le constitutionnaliste Maurice Ahanhanzo-Glèlè avait expliqué que Lionel Zinsou n’a aucune contrainte juridique à quitter son poste. « Sur quelle base juridique, voulez-vous qu’il démissionne ? Rien ne contraint Lionel Zinsou à démissionner (...) Par convenance, le premier ministre peut être amené à démissionner », avait déclaré Maurice Ahanhanzo-Glèlè, rapporté par La Nouvelle Tribune.

 

Le président Patrice Talon a très peu  procédé à des remaniements ministériels d'envergure depuis son arrivée au pouvoir en avril 2016. Le chef de l'Etat béninois a procédé à des réaménagements, souvent techniques, qui ne touchaient pas aux piliers du gouvernement, à l'exception des cas ayant emporté des ministres comme Séverin Quenum et Aurelien Agbénonci. 

 

Romuald Wadagni, lui, avait toujours été préservé. Nommé en avril 2016 dans le premier gouvernement de Patrice Talon, l'argentier national n’a jamais quitté le navire en près de dix ans de gestion. Reconduit en mai 2021 avec rang de ministre d’État, il a même vu ses attributions s’élargir en janvier 2023 avec l’ajout du portefeuille de la Coopération. 

 

Au fil des années, il est devenu l’un des "ministres fétiches" du président, au même titre que le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané, le ministre du cadre de vie et du développement durable José Didier Tonato ou encore la ministre du Travil et de la Fonction publique Adidjatou Mathys.

 

Ses résultats sur le plan économique, couronnés par plusieurs distinctions internationales, l’ont souvent présenté comme intouchable, au-dessus de la valse des changements ministériels.

 

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